VON DER Hardt, t. IV, p. iS33. — Hefele, t. XI, p
2. Hefele, t. XI, pp. 59, 88 et 99. — D'Ailly avait déjà émis ce projet dans son traité (cf. Petrus de Alliaco, p. 121). Malheureusement, il omet d'indiquer que l'initiative de cette réforme doit venir du Pape. La même question revint au concile de Bâie, cf. Hefele, t. XI, p. 348.
graves et font aux princes des concessions que les pontifes du haut moyen âge n'eussent pas accordées. Ils inaugurent une ère nouvelle ; les relations entre l'Eglise et les divers Etats prennent une forme jusqu'alors inconnue et dont la foi n'eut point toujours à se féliciter.
§ 3. — Martin V et les diverses nations.
Au milieu de toutes ces froides dispositions de droit canonique, le Saint Père a su placer un mot d'affectueuse compassion pour les désastres dont la France souffrait depuis si longtemps, surtout depuis la funeste journée d'Azincourt (26 octobre 1415). « A cause des guerres et des malheurs qui affligent ce pays, dit Martin V, le pape, mû par un sentiment de pieuse sympathie, veut alléger toutes les charges ecclésiastiques qui pèsent sur le royaume ; il a surtout à cœur de soulager les établissements de charité publique ^ . Ces dispositions si affectueuses et si consolantes pour la fille aînée de l'Église, étaient-elles une réponse aux brutalités et aux menaces dont les Anglais, au sein du concile, avaient accablé les ambassadeurs français, et Pierre d'Ailly lui-même? En tout cas, ce n'est pas la dernière fois que l'histoire aura à constater cette sympathie particulière des pontifes romains pour la France.
Malheureusement, à cause de ses crises de santé, Charles VI ne régnait plus : il n'était plus que le témoin attristé, impuissant et parfois inconscient de son propre règne.
Souverain purement nominal, il ne pouvait faire écho à ces marques particulièrement touchantes de commisération. D'un autre côté, des assemblées de prélats, de