Pastor, t. I, p. 236. — GOYAU, Le Vatican, p. 13i
. CONCLUSIOiN. 403
réformei* la Curie romaine malgré certaines résistances intéressées ^ et rencontrèrent des prélats disposés à les seconder.
Les cardinaux, réunis désormais en un seul collège, n'occasionnèrent plus ces dépenses excessives dont gémissait le monde chrétien. Les honneurs de la pourpre furent accordés à beaucoup d'hommes dignes en tous points de leurs augustes fonctions. Qu'il suffise de rappaler Jean Dominici, le légat pacificateur de Constance, le bienheureux Nicolas Albergati, l'habile négociateur du traité d'Arras, l'humaniste Julien Cesarini, qui commanda des armées ; le savant Capranica, qui fit des fondations célèbres et qui par deux fois fut jugé digne de la tiare 2. A Constantinople, les cardinaux Isidore et Bessarion, si différents de caractère et de vie, jetèrent un dernier rayon de gloire sur le clergé oriental. Plus tard, Pie II appela saint Antonin dans la Commission qu'il chargeait de réformer la curie.
Les membres du Sacré-CoUége furent envoyés comme légats vers tous les points où il s'agissait de rétablir la réforme, mais nul d'entre eux ne surpassa en zèle et en influence le sage et bon cardinal Nicolas de Cusa. « Epurer, renouveler, et non détruire ou écraser, «telle était sa devise. « Ce n'est pas à l'homme de réformer la religion, ajoutait-il ; c'est à la religion de réformer l'homme. »
Faire disparaître partout la mauvaise influence du conciliabule de Bâle, rattacher à l'unité romaine prêtres et fidèles, introduire la réforme dans les maisons religieuses, parfois malgré les oppositions des pouvoirs publics, telle fut son œuvre. Il rencontra en
i. Pastor, 1. 1;, pp. 40 et suiv.