Ibîd., t. II, p
Denys le Chartreux un infatigable auxiliaire^ ! En Autriche, en Styrie, en Bavière, il préconisa la règle de Bursfeld^ et transforma plus de cinquante monastères de saint Benoît ainsi qu'un bon nombre de chapitres réguliers de l'ordre de Saint-Augustin. Partout il nomma des visiteurs et convoqua des synodes; à Bamberg, à Munster, à Mayence, à Cologne, il apaisa de scandaleuses querelles et aplanit mille difficultés.
A la même époque, la célèbre Congrégation augustine de Windesheim continuait ses œuvres d'édification et de salut, dans les Pays-Bas surtout ^
Au sein de Tordre de saint Dominique, le mouvement partit de Bologne, tombeau du vénéré fondateur, et eut pour auteur le bienheureux Raymond de Capoue, confesseur et historien de sainte Catherine de Sienne'''. Quelques jeunes religieux de Flandre et de Hollande étaient venus étudier à l'Université Bolonaise : ils communiquèrent à leurs pays d'origine cette ardeur généreuse, et le rosaire béni fut l'instrument de ce retour à la ferveur primitive. Les religieux réformés se divisent en plusieurs congrégations qui se retrempent à l'envi dans l'esprit du fondateur. Cet esprit rend à l'ordre tout entier sa vigueur et lui fait produire une nouvelle floraison de saints et de saintes ^.
i. D. A. MouGEL, Denys le Chartreux, sa vie, son rôle (Montreuil, 1896).
2. Cf. Dom U. Beuliere, Revue Bénédictine, XVI« année, n"' 9, H, •12. Maredsous, 1899.
3. J. AcQuoY, Het Kloster te Wi7idesheim en zijn invloed (Utrecht, J876). — Watrigant, La Genèse des Exercices de saint Ignace (Amiens, 1889). — Boset-Macry, De opéra scholastica Fratrum vitse communis, (Paris, 1897), p. 61,