Cf. les pages 2i, S4 et 66 de ce volume
5. Note du R. P. Chapotin, historien de l'ordre de Saint-Dominique. — Cf. EcHARD, Scripiores Ordinis Prœdicatorum, Paris, 1719. — Bullaire de l'ordre des Frères prêcheurs, 3* et 4^ volumes. — Masselli, Afo-
Chez les fils de saint François, Bernardin de Sienne et Jean de Capistran établissaient partout de ferventes maisons de Frères Mineurs et renouvelaient dans toute la chrétienté les merveilles opérées autrefois par leur bienheureux fondateur. Tous deux prêchaient la dévotion au saint nom de Jésus ^ , le premier aux foules enthousiastes qui l'écoutaient en Italie, le second aux Hussites de Bohême et aux croisés du siège de Belgrade^.
L'exemple ainsi descendu des hauteurs de la vie ecclésiastique et religieuse exerça immédiatement sa féconde influence sur le peuple chrétien. Pour s'en convaincre, qu'on lise dans les annales du temps les manifestations grandioses du jubilé de 1450. On admirera le spectacle des foules immenses couvrant toutes les routes de l'Italie et se dirigeant vers la ville des bénédictions pontificales. Mille prélats, princes ou personnages de distinction se mêlèrent à l'affluence énorme des pèlerins pour gagner les indulgences jubilaires. L'empereur Frédéric III se fit couronner, en 1452, dans la Ville éternelle, et l'on pensa voir revivre les jours les plus glorieux de l'Empire romain germanique. On constata partout alors comme un réveil de la vie religieuse et il sembla que les années les plus chrétiennes du moyen âge allaient renaître.
En même temps que l'esprit de foi, ressuscitait aussi l'esprit de charité. Les hôpitaux et les léproseries s'élevaient ou parfois se relevaient; les monts-depiété, ces banques de la charité, se développaient, grâce
numenta et antiquiiates veteris disciplinée ordinis Prsedicatorum (Rome, 1864).