‹ Le grand schisme d'occident [microform]Chapitre 178 sur 186 · Cf. Pastor, t, I, p. 243; t. Il, p. 36G · texte numérisé non relu

Cf. Pastor, t, I, p. 243; t. Il, p. 36G

2. cr. DE Kerval, Saint Jean Capistran (Paris, 1887). — Thureau- Dasgin, Saint Bernardin de Sienne (Paris, 1896).

au bienheureux Bernardin de Feltre^; les hôtelleries recevaient les voyageurs et les pèlerins pauvres^; les orphelinats s'ouvraient à l'enfance abandonnée; les écoles populaires se multipliaient^; les catéchismes, plus nombreux et plus simples, étaient mis entre les mains de tous les fidèles ''. limitation de Jésus-Christ se répandait de plus en plus au sein des masses et Dieu suscitait partout des envoyés extraordinaires de son amour. Jamais peut-être les prédications ne furent plus nombreuses au sein de l'Eglise et n'exercèrent une influence plus considérable ^ .

Et cependant^ à côté de ces preuves de résurrection et de vie, bien des symptômes de maladies ou dé graves blessures se découvrent au sein de la société encore chrétienne, mais en proie aux attaques continues de l'esprit d'immoralité et de scepticisme.

Les humanistes, dont nous avons déjà constaté à Constance la présence et les aspirations, tentent de plus en plus de soustraire à la surveillance de l'Église romaine l'inquiète curiosité de leur esprit. Ils se font non seulement les champions de l'antiquité classique, mais encore les imitateurs et les défenseurs des mœurs et des lois païennes. Il suffit de prononcer les noms de Poggio, deValla, de Filelfo, de Beccadelli, pour réveiller immédiatement dans les esprits des souvenirs de légèreté morale, d'indifférence ou de haine religieuse.

Dans leurs livres la matière est glorifiée plus que l'esprit et l'on a défini leur œuvre d'une manière pittoresque

1. cf. Moiiucai, Vita del B. Bernardino Tomitang da Feltre (Pavia, 1894). — Florsoy, Le Bienheureux Bernardin de Feltre, p. 136 (Paris, 4807).

2. JAKssEN, L'Allemagne et la Réforme, trad. fr., 1. 1, p. 572.

Page 1