Raynald, a. 1434, 18-20; a
ment de plus en plus leur rite à celui de l'Église romaine '.
Les commerçants d'Allemagne avaient des relations avec le monde entier et faisaient connaître la foi dans lés régions les plus lointaines, avant de suivre Vasco de Gama sur la nouvelle route des Indes qu'il avait découverte ^. Aventureuse dans l'Extrême Orient, l'Église maintient ses positions dans l'Afrique du nord. Bientôt elle sera en Amérique aussi vite que les plus audacieux conquistadores. Elle combattra l'esclavage et rirnmoralité ; elle s'opposera tout à la fois aux passions des oppresseurs aussi bien qu'aux vengeances des opprimés.
Pendant qu'une partie de la vieille Europe s'arrache aux bras de la papauté, celle-ci fait des conquêtes inespérées au delà des mers ; des espérances sans limites la consolent d'abandons sans excuses.
Une surnaturelle Providence veille sur l'Eglise : elle dispose les événements humains de telle sorte que celle-ci ne perdra jamais cette note de catholicité qui la distingue et qui est la preuve la plus palpable et la plus évidente de sa divinité.
En écrivant cette page des annales ecclésiastiques, nous avons parfois cruellement senti la vérité du mot de Lacordaire : « l'Histoire est le long récit des déshonneurs de l'homme ». Il semble en effet que certaines années de la fin duxiv^ siècle et du xv^ aient été maudites.
C'est ainsi que l'on voit dans l'Écriture des villes coupables frappées par le feu du ciel, ou certaines contrées