Du BouLAY, t. IV, p
3. Ibid., p. 468 et suiv. — Baluze, t. Il, col. 821. — Hefele, Histoire des Conciles, t. X, p. 4. — Christophe, Histoire de la Papauté au Kiy» siècle, t. III, p. 3S4.
comme intrus. Ils déclarent se mettre sous la protection spéciale de Gaetani, comte de Fondi , que le Pape avait mortellement insulté.
Quelques jours après, le 27 août, ils quittent Anagni pour se rendre à Fondi, plus près des États de la fameuse Jeanne de Naples. Celle-ci avait d'abord montré ses sympathies pour le pape de Rome, mais s'était ensuite déjugée, parce qu'Urbain avait, à l'entendre, gravement froissé son mari Othon de Brunswick.
Le 7 septembre, meurt le vieux cardinal Tebaldesclii, témoin de l'élection du 8 avril. Jusqu'au bout, il affirme sa conviction en la légitimité d'Urbain *.
Vers le 15 septembre, les trois cardinaux italiens, fatigués de continuer d'inutiles négociations, rejoignirent leurs collègues à Fondi. Peut-être chacun d'entre eux fut-il poussé à cette défection par l'espérance d'être élu pape, car il paraît que cette fallacieuse promesse avait été faite séparément à tous trois ^ : l'ambition avait préparé les voies à la trahison. Peut-être aussi y furent-ils engagés par la nouvelle qu'Urbain était sur le point de créer vingt-neuf nouveaux cardinaux pour remplir les vides que le départ des treize Français avait produits dans le Sacré-Collége ^.
L'intervention du roi de France vint hâter une solution qui était dès lors attendue. Travaillé par de malignes confidences, Charles doutait de plus en plus de la légitimité d'Urbain. Les rapports qu'il recevait des dissidents n'avaient fait que le confirmer dans ses dispositions peu favorables à l'élu romain. Le 18 septembre, une lettre du roi de France arriva à Fondi.
- i. Raynald, a. 1378, n» 41.
2. NiEM, De scismate^ lib. I, 9. — Baluze, 1. 1, coll. 1030 et 1139.