‹ Le grand schisme d'occident [microform]Chapitre 64 sur 186 · Derniers jours et mort de Clément VII · texte numérisé non relu

Derniers jours et mort de Clément VII

Clément lui-même sentait que son prestige était atteint et que son pouvoir diminuait aussi bien parmi le clergé qu'au sein du peuple. Il lui importait surtout de reconquérir les bonnes grâces de VAlma Mate?'.

A cet effet, le pontife d'Avignon manda près de lui Pierre d'Ailly, -Gilles des Champs et quelques autres membres influents de l'Université. Il avait besoin, disait-il, de prendre leurs conseils. Ceux-ci refusèrent, peu touchés d'une invitation aussi intéressée de la part du pape que compromettante pour leurs propres personnes 2.

Peut-être étaient-ils encouragés dans cette attitude expectante par le légat de Clément à Paris, le cardinal

i. Valois, t. If, p. 388. — Cf. N. de Clémangis, De corrupto Ecclesiss slatu, dans Buown, Fasciculus rerwn exp. etfug., t. U, p. 553. — Les protestants ont beaucoup abusé des textes tirés de cet ouvrage dont le ton déclamatoire et outré est évident pour tous. Ce livre, qui affecte le ton d'un libelle, est-il seulement de Clémangis? Schubertli a pu se poser cette question en 1882: « IstNicolaus von Clemanges der Verfasser des Bucties : De coirupio Ecclesiee statu? »(Lei\}zis.) Mais l'ouvrage est certainement de l'époque.

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