Chronic, lib. XV, c
3. Ibid., lib. XVI, c. 2. Nous suivrons dans tout ce récit le document trouvé parle P. Franz Ehrle, S. J. au musée Calvet d'Avignon. Ce texte, publié en 1889 dans l'ArcMv fur Literatur-und Kirchengeschichté de
Cette résistance opiniâtre et équivoque ne se comprend que si Benoît avait d'ores et déjà l'intention de ne pas tenir le serment qu'il avait fait. Il tenait à ce qu'on ne pût pas se servir contre lui du document officiel qu'il avait signé.
$3. — Les projets du pontife.
Ce que le pape d'Avignon aurait voulu, et il le déclara bientôt après aux ambassadeurs, c'est que Boniface et lui, avec leur collège respectif de cardinaux, eussent ensemble une conférence en lieu sûr, non loin des frontières de France et sous la protection du roi. Cette assemblée aurait traité de l'union et chaque membre aurait pu exposer ses raisons librement devant elle. « Cette voie nouvelle , prétendait Benoît, est plus sage et plus facile que la cession ^ » .
Mittelalters, est beaucoup plus complet que celui de Baluze. [Informatio seriosa, Vitee Pap. Avenion., t. H, col. HOT.)
Nous ferons cependant certaines réserves, car celte pièce émane d'un partisan de Benoît qui s'efforce de justiûer tous les actes du pontife d'Avignon devant les contemporains et devant la postérité. Le P. Ehrle a coUationné son texte qui est postérieur avec celui de Baluze et avec celui d'un ms. trouvé au Vatican. Le document de Rome date de 1399 comme celui de Baluze. La rédaction primitive a subi des suppressions et des modifications très curieuses à constater dans le second texte que publie Ehrle et qui a été composé en 1408. La situation de Benoît était cliangée et motivait ces transformations.
La première partie des pièces données par le savant jésuite contient, après l'introduction, la première période du gouvernement de Benoit jusqu'au traité de Château-Renard (1394-1 403). La seconde renferme le récit des négociations avec Grégoire xn (1404-1403). La troisième racontera la rupture des négociations, la fuite de Benoît et les circonstances qui ont marqué le pseudo-concile de Perpignan (1408-1409). Le manuscrit retrouvé par Ehrle modifie en plusieurs points tous les faits admis jusqu'ici et comble des lacunes importantes.