Cf. EHRLE,t. VII, pp. .68 et
et les maladies commençaient à sévirparmi les assièges.
L'opiniâtre pontife parut alors disposé à négocier. Les trois cardinaux restés avec lui ^ s'abouchèrent le 24 octobre, avec trois de ceux qui avaient fait défection pour arriver à un accommodement. On ne put s'entendre : le déloyal Geoifroy de Boucicaut retint dans son camp, comme otages, les trois prélats négociateurs et les garda en captivité dans son château de Borbon où il faisait sa résidence habituelle ^. C'étaient les cardinaux de Pampelune, de Boyl et de Saint- Adrien.
Le 26 du même mois, un capitaine des bandes de Geoffroy, nommé Richard, faillit s'emparer du château par surprise. Il avait découvert qu'on pouvait s'introduire dans la place par les égoùts des cuisines. Il eut l'audace de se glisser par cette ouverture et ses hommes le suivirent un à un. Une victoire allait sortir de ces bas-fonds, quand les soldats du pape, avertis comme par miracle dit la chronique ^, accoururent et s'emparèrent de cinquante-six de ces téméraires assaillants. En même temps ils éventèrent les mines et empêchèrent les assiégeants de faire sauter les murs du château des Doms.
D'un autre côté, une tentative faite par certains Catalans , aniis du pape , pour débloquer la ville en se servant des eaux du Rhône, avait misérablement échoué. Geoffroy n'avançait pas, mais la mort décimait les troupes de Benoît. Près de cent personnes étaient victimes des hostilités^ et les assiégeants étaient donc aussi fatigués que les assiégés des ravages et des lenteurs du siège. Ils s'entendirent pour cesser les
i. Ehrle, t. vn, p. 70.