‹ Le grand schisme d'occident [microform]Chapitre 83 sur 186 · Id., t. vn, p · texte numérisé non relu

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hostilités de part et d'autre et pour conclure une frève momentanée.

§ 2. — L'opinion se modifie à Paris.

Sur ces entrefaites, trois cardinaux, ceux de Préneste % de Thury et de Saluées se rendirent à Paris pour provoquer de nouvelles mesures de rigueur à l'égard du pontife assiégé. Mais l'opinion publique était changée, les sentiments du roi et de la cour avaient subi un revirement complet. On ne voulait plus pousser les choses à l'extrême et la violence voyait diminuer de jour en jour le nombre de ses partisans.

Les trois membres du Sacré-CoUége furent reçus plus que froidement par les seigneurs et par les gens du peuple, qui s'oublièrent jusqu'à les outrager ^.

Ces prélats, en effet, n'avaient pas hésité à déclarer Benoît coupable d'hérésie, d'injustice, de parjure et de dissolution; ils l'avaient accusé de déshonorer la dignité papale. Une telle conduite à l'égard du pontife qu'ils avaient contribué à élire, et le soin excessif avec lequel ces cardinaux veillaient sur leurs intérêts personnels, contribuèrent à ramener au pape persécuté et outragé les sympathies publiques.

Le 20 février 1399, une Assemblée du clergé se réunit à Paris ^.

i. C'était Guy de Malesset dont nous avons déjà parlé plusieurs fois. Il avait abandonné son titre de cardinal de Poitiers pour prendre celui de Préneste.

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