Magdeleine de Saint-iNectaire
tonner par Beauregard, capitaine de ses gardes, un gentilhomme, le baron de Copet*, qui s'était f permis de faire aux Tuileries quelque insolence I à la belle. Cette bastonnade fit grand bruit, et le i^ roi désapprouva hautement son parent. Pendre un vilain, battre un roturier, cela ne comptait pas; mais donner des coups de bâton à un gentihomme c'était faire insulte à toute la noblesse. M. le comte dut s'excuser en disant que Copet sentait encore sa roture : son père était en effet le premier noble de sa race^ La chanson fait allusion à tous ces menus événements : déconvenue de M™** de Combalet, intrigues, coups de bâton, tout s'y retrouve :
inhalais, aussi belle qu'un ange ^, Dit qu'elle veut tenir son rang Et quelle trouve fort étrange Que, baisant un prince du sang 3, Il ne commande qu'on la mette La première dans la Gazette.
Chalais, vous vivez en princesse ; Dites : pourquoi vous garde-t-on ?
Combalet est en grande tristesse De n'avoir pas si bon renom.
Le bâton m'empêche d'en rire ; Monsieur, cela vous piait à dire.
i. Son père, officier de M. de Lesdiguières, avait été fait noble par les bons offices de celui-ci.