‹ Le grand siècle intime; le règne de Richelieu (1617-1642) d'après des documents originauxChapitre 118 sur 182 · Rue Pavée-au-Mara4s · texte numérisé non relu

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duc d'Angoult^me, pour le faire cardinal * et remplacer le premier ministre »! Le bon duc se confondit en remerciements; mais, connaissant bien son monde — le roi surtout — il va, courant, conter la chose h Chavigny : « Vous nous sauvez la vie », dit celui en Tembrassant. « Voilà quelque six mois que nous ne savions ce qu'avait le roi » : et il part lui-même en toute hâte pour Ruel afin d'aller rassurer le cardinal. Le lendemain, Richelieu, tout guilleret, se fait accompagner par le duc chez le roi et lui dit en riant : « Sire, voici ce méchant, ce perfide, ce scélérat : il faut mettre M. d'Angoulême à sa place. » Le roi se mit à rire avec eux, mais du bout des dents, et dit : « 11 y a longtemps que je m'aperçois que ce pauvre P. Gaussin s affaiblit. »

Chacun fut récompensé selon ses mérites. Le « moine bourru » dut résider dans son diocèse; M°*' de Senecey alla, exilée, à son château de Randan. Gaussin perdit son royal pénitent et revint s'occuper d'astrologie en son couvent de la rue Saint-Antoine : il y était, dit-on, fort habile; qu'on en juge : ayant prédit d'après les astres le jour de sa mort, il se coucha ce jour-là comme d'ordinaire et trépassa sans maladie (!). Enfin, la pauvre M"' de La Fayette entra au couvent des ïilles de Sainte-Marie, où elle prit le voile sous le nom de sœur Angélique. Elle garda cependant une grande influence sur Tesprit de Louis XIII, qui lui fit parfois de longues visites : « Vous venez^

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