‹ Le grand siècle intime; le règne de Richelieu (1617-1642) d'après des documents originauxChapitre 135 sur 182 · Henri Goyon, marquis de La Moussaye · texte numérisé non relu

Henri Goyon, marquis de La Moussaye

à quoi l'autre répond sur-le-champ :

Securae sunt nostraB vitœ :

Sumus enim Sodomilœ,

Landerirette, Igné tantum perituri I

Landeriri !

Lesdames, elles-mêmes, n'étaient point exemptes <le ce vice : on ne donnait pas un seul amant à ]y[me J^ Vigean*, et cependant Ton chantait à son mari :

A Tabondance de ses cornes

L'on ne sauroit trouver de bornes.

On dit pis que pendre d'elle et de M"* de Puysieux , «t M"® d'Aiguillon remplaça M"® de Puysieux. Leè vaudevilles n'épargnèrent pas non plus M"* d'Estissac ^, ni la jeune et évaporée comtesse de Fiesque, baptisée « Reine Gilette » par l'abbé de Gramont :

Madame d'Eslissac^ L'honneur est au bissac, Vous êtes décriée :

Fiesque nous a dit Qu'étant dedans son lit Vous Ten avez priée.

1. Anne de Neufbourg, femme de François Poussart, baron de Vigean :

Madame d'Aiguillon a chassé la baronne.

{Le» Contreverites.)

2. M"" d'Estissac était la belle-sœur de M. de La Rochefoucauld, née Anne de Villoutreys. Quant à la comtesse de Fiesque, Gilonne d'IIarcourt, qu'il ne faut point confondre avec son acariâtre belle-mère, elle était veuve en premières noces du marquis de Brouilly. C'est elle que plus tard M""» de Sévigné appelait la Comtesse tout court.

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