‹ Le grand siècle intime; le règne de Richelieu (1617-1642) d'après des documents originauxChapitre 139 sur 182 · Branle de Metz composé quand elle parut à la cour · texte numérisé non relu

Branle de Metz composé quand elle parut à la cour

La Montbazon est un ange, C'est un miracle d'amour ; Si on l'adore à la cour Ne le trouvez pas étrange:

Son visago et ses beaux yeux Peuvent charmer tous les dieux.

qui ne voit que les apparences, les ait mises toutes deux en un même panier :

Monlbazon et Chevreuse^, Chevreuse et Monlbazon, Vous êtes deux coureuses Et vous avez raison !

Pourvu que ma bouteilie Fasse toujours glou, glou, Je chanterai merveille Et rirai comme un fou !

Marie de Médicis, nous Tavons vu, favorisa sa liaison avec la jeune Anne d'Autriche pour donner à celle-ci le goût de la galanterie et la mettre mal avec lejalouxLouisXIII. Nous l'avons trouvé mêlée à toutes les intrigues contre Richelieu; elle continuera à « brouiller », à cabaler sous la régence, lors de la Fronde, et, déjà vieille, elle participera à la chute de Fouquel. Les contemporains lui reconnaissent tous le génie de l'intrigue-; mais elle « intrigua » presque toujours par amour, et s'abandonnait alors tout entière à ses passions sans nulle pensée vénale ou de lucre. Elle devenait la chose de son amant et le secondait de toutes ses forces : « Après l'amour, ce qui dominait le plus dans elle était la passion de l'intrigue ; elle ne pouvait renoncer aux plaisirs de l'un et à l'agitation de l'autre... Abandonnée à son amant, fidèle à ses amis, elle avait de la fierté, du çou-

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