‹ Le grand siècle intime; le règne de Richelieu (1617-1642) d'après des documents originauxChapitre 141 sur 182 · On lui chantait sur l'air du Marais · texte numérisé non relu

On lui chantait sur l'air du Marais

Monsieur de Roquelaure.

Vous été s un faux galant.

Aller, petit frelore.

Cajoler la Beaussant,

Mai8, pour une pi incesse.

Toute» vos g'^ntillesses

N'ont i»aâ beaucoup d'attraits :

Qu'il ée pende au Marais:

Frelore, de l'allemand verloren, perdu.

heureuse à ce qu'il semble : c'était son été de la Saint-Martin ; il conte joliment la scène tragicomique qu*elle lui lit lorsqu'il la délaissa pour sa nièce, la belle M'*" de Chevreuse : elle lui jeta un chandelier à la tête et lui faillit Tétrangler; ils n'en restèrent pas moins bons amis.

Mais tout passe, Tâge venait : elle tourna à la dévotion; après quelques périodes de repentir et de rechutes, elle ne laissa pas de se sanctifier. De petites retraites à Port-Royal et Arnauld d'Andilly y aidèrent: « M"' de Guémenée, dit Gondi, s'était retirée depuis six semaines dans sa maison de Port-Royal. M. d'Andilly me l'avait enlevée. Elle ne mettait plus de poudre, ne se frisait plus. » Condé raillait ces accès de dévotion qui faisaient contraste avec un amour du monde toujours persistant.

Le croirait-on ? C'est à une discussion religieuse de la princesse avec la marquise de Sablé que l'on dut le livre du grand Arnauld ^ Sur la fréquente communion qui, dans la querelle des Jésuites et du jansénisme, mit le feu aux poudres : M™® de Sablé dit un jour à M""® de Guémenée que « se divertir au bal, la gorge découverte, et communier souvent ne s'accordaient guère » ; la princesse lui répondit que son directeur, le P. Nouet, un Jésuite, n'y voyait point de mal; leur discussion fut vive et M""® de Sablé la pria de demander par écrit à son confesseur les raisons de cette tolérance, promettant de n'en faire part à personne.

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