‹ Le grand siècle intime; le règne de Richelieu (1617-1642) d'après des documents originauxChapitre 29 sur 182 · MADEMOISELLE DE TOUCY · texte numérisé non relu

MADEMOISELLE DE TOUCY

La fille aînée du marquis de Toucy, Cbarlotie de Prie, dont la mère, une Saint-Gelais Lansae

\. Elle était destinée à n'avoir que (ie vieux maris. Le marquis de Témines, qui Taimait, ayant été blessé à mort, pria soa

était parente du cardinal, épousa par ses soins- M. de Bonnelles, fils aîné du surintendant Bullion. M"' de Bonnelles était une bonne personne, un peu simple et passant pour telle : M. de Cavoîe ayant été tué devant Bapaume, elle vint complimenter sa veuve; M°* do Cavoie^ malgré sa douleur — car elle adorait son mari — n*abdiquait pas co beau franc-parler dont M°*' Pilou, M°*' Cornuel et elle avaient le monopole : « II(^las! dit l'affligée, que je serais heureuse, mon enfant, si j'étois aussi oison que toi! je ne sentirois pas ce que je sens ! >> Cette mémeM"** de Bonnellos trouva une fois plaisant de venir à minuit demander à M*' Cornuel si le marquis de Sourdis-nVtail point chez elle : on les disait du dernier bien 3. Un jour môme M. de^ Sourdis, s'ennuyant à l'attendre, poussa la familiarité jusqu'à mettre à mal sa suivante; et M"* Cornuel prit soin de la fille ot Je l'enfant : « Il a été fait à mon service! » disait-elle, voulant masquer par une malice la générosité de son cœur.

Le mari Noël de Bullion, sieur de Bonnelles, très richement doté, eut encore, en faveur de ce mariage et grâce à Richelieu, la charge de président à mortier de Le Coigneux^ alors exilé,

père, le vieux maréchal, de l'aller trouver pour lui dire « qu'il mourait son serviteur ». Celui-ci, l'ayant vue, rendit justice au l)on poût de son fils en l'épousant : Marie de La Noue devint ainsi la maréchale de T(^mines.

4. Marie de l'Or ou Delaur de Sérignan, femme de François Oger, seijrneur de Cavoie.

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