‹ Le grand siècle intime; le règne de Richelieu (1617-1642) d'après des documents originauxChapitre 50 sur 182 · Timbre : Comme les autres font · texte numérisé non relu

Timbre : Comme les autres font

Fabri, son père, fils d'un serrurier, avait 6US valet ou, tout au plus petit saute-ruisseau du père de Boileau, le greffier à la Grand*Chambre ; Boileau^ mit Fabri dans les finances où il fit fortune.

Cette Charlotte fut pourtant, nous Ta vous vu, mariée au prince d'Enrichemout, potit-fils du grand Sully qui vivait encore* et malgré les répugnances du vieux ministre de Henri IV : « Je ne me veux point allier au prince des chicaneurs ! » disait-il. Le mariage se fit pourtant, et Charlotte Séguier devint duchesse de Sully. Le bon Sully ne prévoyait pas que ce « prince des chicaneurs » serait un jour duc et pair tout comme lui !

Séguier n'était pas moins vaniteux que sa femme : il ne parlait que de son hôtel; il fit ajouter à ses armes des manteaux — c'était son droit — et des masses ressemblant fort à des bâtons de maréchal — ce qui parut excessif. « Son carrosse en était tout historié. » Il n'eut pas fait un pas sans exempt et sans archers. Conséquence de sa vanité : il était fort avide de louanges ; et, pour ce motif, joua au Mécène. Comme Richelieu, il se donna les gants de protéger TAcadémie, avec discrétion du vivant du cardinal par crainte de lui porter ombrage, avec quelque fracas quand Richelieu fut mort. Il lui ouvrit toutes grandes les portes de son hôtel, où elle tint ses séances de 1643 à 1672; il accorda aux auteurs quelques

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