Balagny
3. Louis de Béthune, comte, puis duc de Charost, gendre de Fouquet.
trées poussait un peu loin les reproches et les menaces, et ne ménageait point les termes; le duc de Charost pétillait, et lui dit : (( Monsieur, « si je n'avais point communié aujourd'hui, je « vous dirais et cela, et cela, et cela encore », et finit : « Car enfin, sans la belle Gabrielle, notre « ami, vous seriez assez obscur; vous avez eu sept « tantes qu'on appelait les sept péchés mortels ; « ce sont vos plus belles preuves. » Le duc d'Estrées montait aux nues, et rien n'était si plaisant que de dire tout cela, croyant ne rien dire ; et nous disions hier au soir : Songez ! que voilà son style le jour de communion : qu'aurait-il fait un autre jour*? »
Le milieu — à notre point de vue peu délicat — où fut élevé le jeune archevêque de Bordeaux, peut excuser son manque de scrupules.
Il était bien fait, agréable, beau parleur, séduisant en un mot, et Richelieu avait en lui toute confiance ; il lui donna Tinlendance de sa maison, il mit sous ses ordres la flotte de Ponent, et dans ce haut commandement le prélat rendit de réels services.
Mais Sourdis était le mensonge, la fourberie même ; et ses méfaits, chose inouïe et qui fit scandale, lui valurent par deux fois de bons coups de canne : le maréchal de Vitry- et le duc d'Epcrnon^, qui avaient la tête prompte et la main