‹ Le grand siècle intime; le règne de Richelieu (1617-1642) d'après des documents originauxChapitre 71 sur 182 · PARASITES · texte numérisé non relu

PARASITES

A côté et au-dessous de ces clients grands seigneurs, dontplusieurs ont joué un rôle historique, gravitent autour du cardinal des personnages de moindre importance, mais non dépourvus d'intérêt.

On trouve tout d'abord la falote personne du

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bon goinfre La Folène, dont la principale fonction est de manger à crever pour mettre les conviés en appétit, et dont les grâces après le repas tiennent en ces quelques mots : « Seigneur, fais que je digère bien ce que j'ai si bien mangé ! » La Folène a un autre emploi : ce géant estchargé d'éconduire poliment les importuns, comme huissier de confiance du cardinal *.

C'est encore maître Mulot, confesseur ordinaire de son Eminence, bon chanoine qui complète La Folène en buvant sec; et la finesse de son palais lui vaudrait fort justement d'être de Tordre célèbre des C(î/^a«^ que fonderont MM. d'Olonne, de Sablé et Saint-Evremonl- ; sa trogne illuminée fait les délices de Boisrobcrt et lui attire de sa part quelques joyeux quolibets. Le cardinal le tient en particulière estime, non pour cela, mais parce que Mulot lui a rendu un de ces services que Ton n'oublie pas : Quand, exilé à Avignon, le futur ministre, encore évêque de Luçon, était assez mal en point, le bon Mulot vendit tout ce qu'il possédait, en tira trois à quatre mille écus qu'il lui donna. Mais la reconnaissance n'empêchait pas le cardinal, assez mauvais plaisant, de lui jouer des tours pendables,.

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