Roger de Saint-Lary, duc de Bellegarde
qu'elle le prît mal. Le poète paraissait rêveur : « Aquoisongez-vousdonc, monsieur de Voiture 3», lui demanda la reine ; il répondit par ce pseudoimpromptu :
Je pensais que la destinée, Après tant d'injustes nialheurs, Vous a justement couronnée De gloire, d'éclat et d'honneurs ; Mais que vous étiez plus heureuse Lorsque vous étiez autrefois, Je ne dirai pas amoureuse...
La rime le veut toutefois.
Je pensais — nous autres, poètes, Nous pensons extravagammeut — Ce que, dans l'humeur où vous êtes.
Vous feriez si, dans ce moment, Vous avisiez en cette place Venir le duc de Buckingham, Et lequel serait en disgrâce Du duc ou du P. Vincent ^
Richelieu, tablant encore sur la jalousie du roi^ acheva de la perdre dans Tesprit de Louis, qui ne devait plus se rapprocher d'elle que fortuitement et qui la méprisa toujours un peu.
La naissance de Louis XIV, après vingt-trois ans d'union stérile, coïncida, — à neuf mois près — avec un de ces rapprochements. Contraint, mais esclave comme toujours de son souci de correction apparente vis-à-vis de la famille royale, Richelieu, alors en Picardie, écrivit pour féliciter la reine — froi-