‹ Le grand siècle intime; le règne de Richelieu (1617-1642) d'après des documents originauxChapitre 85 sur 182 · C'est aussi Tavis de Saint-Simon · texte numérisé non relu

C'est aussi Tavis de Saint-Simon

2. Le futur frondeur, M. de La Rochefoucauld, Tauteur des Maximes : François VI de La Rochefoucauld ; — c'est peut-être en reconnaissance de son dévouement que la reine le traitait de 4;ousin avant la mort du duc et paii% son père ; mais, hélas I il se brouilla avec le Mazarin et cessa d'être persona grata; il fronda «t Louis XIV ne le lui pardonna jamais, s'il aima beaucoup son fils.

chargé (le conduire incognito à la frontière ce jeune et beau seigneur, lui tenait des propos à faire rougir un singe. Elle ne broncha pas, mais, quand elle fut arrivée à bon port, elle eut la malice de se découvrira lui, et Ton pense s'il lui fit des excuses ! Elle dut, pour le rassurer, lui avouer qu'elle en avait ouï bien d'autres. M"* deChevreuse ne rentra en France qu'après la mort du cardinal et du roi. La reine prit dès lors le parti d'accepter passivement les avanies qu'on pourrait lui faire; elle eut la force de renfermer en elle-même ses sentiments intimes ; nous l'avons vu assister à roffensante représentation de Miramè {i6ii), sansqu'elle donnât à comprendre qu'elle se sentait visée. C'était le bon moyen : les flèches du cardinal devaient désormais s'émousser sur cette cuirasse d'apparente indifférence. Il semble toutefois que Richelieu, vers la fin de sa vie, soit sincèrement revenu pour elle à de meilleurs sentiments; l'influence de Mazarin n'y fut probablement pas étrangère : nous le verrons à propos de Cinq-Mars.

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