‹ Le grand siècle intime; le règne de Richelieu (1617-1642) d'après des documents originauxChapitre 9 sur 182 · Timbre : Lampons · texte numérisé non relu

Timbre : Lampons

corps SOUS la plume de Brienne et dont Técho nous est parvenu grâce à lui?

Enfin Richelieu, au cours de sa longue carrière politique, n'a jamais montré de scrupules quand les intérêts de TEtat ou les siens propres — et il les confondait souvent avec raison — étaient menacés; il ne fit jamais preuve de reconnais-^ sance que dans les circonstances ou la reconnaissance ne pouvait lui nuire; en tout autre occasion il fit bon marché de ce sentiment.

Tout cela n'est point pour affaiblir Taccusation de Brienne.

On a justement reproché à Richelieu « de n'avoir jamais su ce qu'était indulgence ou pardon » : on Ta montré injuste, dur, cruel pour ses ennemis. Ce fut un vrai tyran et inflexible ; mais ce tyran était le meilleur des amis, s'il se croyait vraiment aimé, et le plus généreux des parents. On le connaît peu sous ce jour et il nous a semblé curieux de mettre en lumière ce côté bien caractéristique du grand ministre.

Si le népotisme n'eût existé de tout temps, on pourrait dire qu'il Ta inventé : charges lucratives, distinctions, honneurs, il répandit à profusion cette manne sur ses parents, même éloignés ; il en fit aussi profiter ses amis — si, toutefois, il croyait n'avoir point à les craindre.

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