‹ Le grand vaincu [microforme] (volume 3)Chapitre 27 sur 33 · AXIV LA BATAILLE DE QUÉBEC · texte numérisé non relu

AXIV LA BATAILLE DE QUÉBEC

L'armée française, campée au nord de Québec, près du village de Beauport, s’éveillait à peine lorsqu'un cavalier, monté sur un vigoureux cheval couvert de sueur, parut àtravers les petites tentes blanches qu'il renversait dans sa course furieuse.

— Aux armes ! aux armes! criait ce cavalier d'une voix retentissante.

Son cheval s'abattit épuisé de fatigue; mais lui, continuant à courir, se précipita vers la tente de M. de Montcalm, où il entra avant que le soldat qui la gardait eût le temps de croiser son arme.

— Monsieur le marquis, les Anglais sont près de Sillery ! s'écria David Kerulaz.

Queiques minutes après, les roulements du tambour emplissaient le camp de leur bruyant appel.

Des officiers couraient de tous côtés, rassemblant leurs hommes et leur faisant prendre les armes.

M. de Montcalm, paisible, résolu, au milieu des principaux officiers de l'armée, donnait ses ordres d'une voix brève.

Cependant là-bas, dans la plaine d'Abraham !, l'armée anglaise s’avançait toujours, déployée sur une ligne rigide partagée en trois blocs qui semblaient d'acier.

James Wolf, enivré par l'espoir d'une victoire prochaine, marchait d’un pas triomphal au milieu de ses lieutenants.

Son visage pâle paraissait comme transfiguré. Une sorte d'auréole lumineuse jetait autour de lui des clartés vives.

Les regards fixés vers le ciel aux tons d’opale, il récitait à demi-voix des vers inspirés, l'élégie sublime que Thomas Gray venait d'achever, et qui se termine par ces mots :

« Le chemin de la gloire ne conduit qu'au tombeau ! »

1. Les hauteurs d'Abraham, sitristement célèbres, tirent leur nom d’un pilote, Abraham Martin, qui y possédait une maison.

Ses compagnons, l'épée nue à la main, le visage grave, l’écoutaient en silence avec une sorte de recueillement religieux.

Lorsqu'il eut terminé cette invocation, qui semblait une prophétie, Wolf se tourna vers ses officiers etleur dit avec un sentiment profond :

— Mes amis, je préférerais la gloire d'avoir écrit de si beaux vers à celle de vaincre tout à l'hure.

Puis, comme suffoqué par l'émotion qui emplissait son cœur enthousiaste, il s'arrêta, planta son épée en terre et fit un signe en étendant les dèux bras.

Au même instant, toute l’armée demeura immobile comme son chef, rivée au sol. On entendit le bruit de ces cinq mille crosses de fusil frappant la terre avec un roulement prolongé.

L'armée anglaise était parvenue à peu de distance de Québec, au sommet d'un plateau assez élevé qui descendait en pente douce vers la ville.

Elle attendait que l’armée française vint répondre à son cartel et s'engager avec elle dans ce duel sanglant, décisif, d’où devait dépendre le sort de la Nouvelle-France.

Cette attente solennelle fut de peu de durée.

Malgré l'inévitable confusion résultant d’une surprise, le marquis de Montcalm avait donné des ordres si nets, si rapides, qu’en peu d’instants toute l’armée dont il pouvait disposer fut sur pied.

Malheureusement cette armée était peu nom-

breuse : quatre mille hommes au plus, la plupart miliciens ou sauvages.

Après la victoire de Montmorency, un grand nombre de Canadiens, croyant la campagne terminée, étaient retournés aux champs pour faire la moisson. Les compagnies d'élite de l’armée avaient été détachées. Trois mille hommes sous les ordres de M. de Bougainville étaient au cap Rouge, à quatre lieues au-dessus de Québec ; un millier d'hommes restaient à côté des rapides du Saint-Laurent avec M. de Lévis. Autant, à peu près, gardaient le camp de Beauport.

Du haut du plateau d'Abraham, Wolf fixait son regard percant sur cette partie de la plaine d'où, à chaque instant, il croyait voir déboucher l'armée française.

Enfin, au bout d’une heure environ, il aperçut au loin un nuage de poussière qui s’étendait peu à peu, comme une fumée légère entraînée par le vent, le long de la bande claire de l'horizon.

Quelques étincelles fort vives jaillirent de ces nuaces vaporeux et grisâtres.

L'imagination surexcitée de James Wolf crut apercevoir l'épée de Montcalm qui, précédant l'armée, flamboyait au soleil.

Mais ces étincelles devinrent plus nombreuses. On eût dit les mille facettes d’un miroir allongé à perte de vue.

Alors Wolf sortit de son immobilité rèveuse, D'un mouvement brusque, il se retourna et montrant la ligne qui grandissait au loin :

— Les Français ! s'écria-t-l.

Les officiers qui l’entouraient se dispersèrent pour porter ses ordres. Des voix fortes et brèves s'élevèrent dans le silence de cette belle matinée d'automne.

L'un des bataillons anglais fit quelques pas, en une seule masse, pour prendre une meilleure position derrière un pli de terrain. Le premier rang mit un genou en terre, l'arme inclinée. On entendit un froissement de fer ; les baguettes glissaient légèrement dans les fusils qu'on chargeait et faisaient comme un susurrement métallique qui se répercuta sur toute la ligne.

Cependant la petite armée de Montcalm avancçait en toute hâte. On commençait à distinguer nettement l'uniforme blanc et bleu des soldats, les vêtements sombres des Canadiens, les plumes multicolores des sauvages.

Elle marchait en bon ordre, dans son bizarre et pittoresque accoutrement qui tranchait d'une facon si singulière avec la régularité du front anglais, uniformément écarlate.

Montcalm, à cheval, examinait de son œil d’aigle la position des Anglais et choisissait à l'avance dans les replis de terrain qui se déroulaient devant lui les endroits les plus favorables pour placer sa petite armée.

Tout en marchant, il donnait ses ordres.

A sa droite se trouvait un taillis de broussailles qui s'étendait fort en avant; à sa gauche s’élevaient des buttes et des buissons épais.

Il résolut de placer là les volontaires canadiens, d'en mettre quinze cents sur la droite et le reste sur la gauche.

Il disposa les cinq bataillons de troupes de terre au centre et les coupa de quelques pelotons de Canadiens cachés derrière des bouquets de bois.

Ouinnipeg et ses sauvages, placés en avant, à vingt pas du front des troupes, devaient se jeter dans les premières trouées que les balles françaises feraient au milieu des rangs anglais.

La hache à la main, les veux ardents, les narines dilatées comme s'ils eussent respiré à l'avance l'odeur du sang, les Peaux-Rouges marchant à l'avantgarde justifiaient bien ce surnom de « chiens de guerre des Français » que les Anglais leur donnaient.

Ces dispositions rapidement prises, la marche de l'armée s'accéléra.

Les tambours battaient et accompagnaient de leur sonore cadence le pas régulier des cinq bataillons. On voyait sur le fond grisàtre du sol se détacher en files bien alignées les jambes aux longues guûtres noires des grenadiers de France.

Ces braves allaient à l'ennemi d’un pas ferme et

résolu. Leur regard assuré, confiant, se portait tantôt vers les lignes anglaises, tantôt vers leur général qui, marchant devant eux, semblait leur montrer le chemin de la victoire.

Mais les pr'vations dont ils souffraient depuis le commencement de ce siége impitoyable avaient creusé de longues rides désolées dans le bronze de leurs visages. On sentait qu'ils ne soutenaient cette allure vive et martiale qu'à force de volonté opiniàtre. Leurs fusils, qu'ils avaient portés avec tant d'aisance pendant cinq ans d’un bout à l’autre de l'Amérique du Nord, semblaient maintenant bien lourds à leurs épaules fatigucées.

La veille au matin, pendant ce conseil où Jean d'Arramonde avait été introduit, les intendants avaient déclaré qu'il ne restait plus ni vivres ni farine, et ces pauvres troupes avaient vécu comme elles avaient pu. La moitié des soldats n'avait pas mangé depuis vingt-quatre heures.

N'importe! ils marchaient bravement, se sentant le coude et s'appuyant les uns contre les autres pour être plus forts.

Arrivés à portée de fusil des Anglais, ils firent halte.

Il y eut entre ces deux armées une seconde de silencieux recuecillement, une sorte d'hésitation solennelle, comme celle qui se produit sur le terrain entre deux adversaires qui vont se livrer un combat à mort.

Puis, tout à coup, un roulement formidable éclata sur le front anglais au milieu de rapides éclairs et de flocons de fumée blanche.

La ligne française tressaillit comme si elle eût reçu un choc violent. Ses files régulières furent percées d’intervalles noirs, qui se refermèrent aussitôt.

Elle riposta par une vigoureuse décharge.

La bataille était engagée.

Pendant quelques instants, la fusillade éclata de part et d'autre, rapide, pressée, bien nourrie.

Les Canadiens, embusqués à droite ct à gauche dans les broussailles, faisaient subir des pertes cruelles aux Anglais par la précision de leur tir.

Mais les groupes de miliciens disséminés au milieu des cinq bataillons français ne purent supporter longtemps le feu de l'ennemi qu’ils recevaient à découvert.

Is firent un mouvement en arrière.

Montcalm vit cette hésitation.

— En avant! en avant! cria-t-il en montrant de la pointe de son épée les lignes anglaises.

Et, éperonnant son cheval, il se jeta au premier rang.

Mais au même instant il tressaillit sur sa selle et son visage se couvrit d'une päleur subite.

— Général, vous êtes blessé! s’écria d’Arramonde qui, à cheval près de lui, lui servait d’aide de camp.

— Ce n'est rien, monsieur, ce n’est rien! allez rallier ces gens qui semblent céder du terrain.

D'Arramonde donna de l’éperon à son cheval et courut aux miliciens.

Mais ses menaces, ses prières semblaient inutiles.

Habitués à combattre à couvert dans les bois, les Canadiens placés au milieu des troupes restaient comme paralysés, et, sans tirer un coup de fusil, il reculaient lentement devant la grêle de balles qu sifflait autour d’eux.

Leur hésitation se communiqua aux bataillons qui les encadraient.

Montcalm vit un peu de flottement dans le front de sa petite armée.

— Courage, mes enfants, courage ! cria-t-il en se retournant vers eux.

Mais aussitôt un cri de douleur sortit de ses lèvres.

Une autre balle venait de l’atteindre.

Sa main étreignit le poignet de Jean d'Arramonde qui était accouru vers lui.

— Monsieur, monsieur, dit l'infortuné général, soutenez-moi, qu’on ne me voie pas tomber!

Et il continua à donner des ordres, il entraîna ses soldats sur ses pas, il courut aux Anglais.

Mais les deux blessures qu'il avait reçues étaient béantes. Le sang perçait son uniforme blanc et coulait en filets rouges le long de sa poitrine.

Un cri de désespoir sourd et prolongé courut au milieu du crépitement des fusils tirant sans relâche.

— M. de Montcalm est blessé! M. de Montcalm est

frappé à mort!... s’écrièrent les soldats qui voyaient chanceler leur général, malgré les efforts surhumains qu'il faisait pour commander encore.

Au même instant, de foudroyantes détonations retentirent sur une hauteur voisine.

Les Anglais avaient pu amener avec eux quelques canons ; ils lançaient contre les Français hésitants, découragés, des volées de mitraille.

Ces troupes épuisées par la faim et par la fatigue d'une longue marche précipitée, voyant, au milieu des nuages de fumée qui semblaient lui faire un blanc linceul , leur général couvert de sang et chancelant sur son cheval, ne purent soutenir le feu effroyable: qui fondait sur elles.

Elles reculèrent.

Chose étrange ! ces soldats si aguerris, si disciplinés, qui à Carillon et à Choragen avaient marché à l'ennemi avec la rigidité d'une muraille de fer, se débandèrent en désordre dès qu'ils eurent fait un pas en arrière.

La panique les gagna, ils tombèrent effarés les uns contreles autres comme un troupeau affolé et cédèrent le terrain aux Anglais qui, tirant toujours, avançaient lentement, sûrement, dans leur bel ordre de bataille.

Les Canadiens cachés dans les buissons, voyant que l’armée les abandonnait et qu'ils allaient être bientôt cernés par les bataillons anglais, perdirent pied à leur tour.

Malgré les efforts de Kerulaz, qui se tenait à l’extrème droite avec ses meilleurs tireurs , ils suivirent le mouvement de recul précipité de toute l'armée.

Tandis que les troupes françaises pliaient sous ces gerbes de balles et de mitraille, les sauvages formant l'avant-garde, couchés à plat-ventre derrière une butte de gazon, continuaient à tirer sans relâche contre les Anglais, qui n'étaient plus qu'à quelques pas d'eux.

Ouinnipeg tourna la tête.

I vit les Français vaincus, il comprit que M. de Montcalm était blessé.

Alors, poussant un cri guttural que ses guerriers répétèrent avec une sauvage énergie, il se dressa tout debout, sa hache à la main.

I tenait un jeune enfant serré contre sa poitrine.

C'était son fils.

I l'avait fait venir des bords fleuris de la rivière Chaudière, où étaient établis des wigwams de guerriers abénaquis.

L'Aigle-Noir savait qu’un combat Suprême se livrerait bientôt entre les Français et les envahisseurs anglais. Il voulait que l'enfant y assistât.

Si la victoire s'était dessinée en faveur des Français, il l'aurait laissé à l'écart, abrité contre un rocher ou caché derrière le tronc noueux d’un arbre.

Mais les soldats de Montcalm reculaient : c'était la défaite.

I ne voulut pas que son fils vit la vaillante tribu dont il aurait été un jour le chef tomber sous la domination de ce peuple anglais, dur, arrogant, qui, pour vaincre l'énergie des Peaux-Rouges, employait contre eux l'arme perfide des liqueurs de feu.

I sentait que la nation rouge allait perdre à jamais l'appui de ces amis bons et généreux qui traitaient les pauvres Indiens comme des frères, qui écoutaient leurs voix dans les conscils de guerre, qui leur apportaient les consolations de leur religion charitable.

Ouinnipeg jeta un long regard triste et désolé sur les Français qui fuyaient. En entendant le bruit de la fusillade et le fracas du canon, l'enfant avait été se tapir derrière un tertre de gazon. Écartant les hautes herbes avec ses petites mains, il regardait de ses yeux noirs et luisants comme ceux d’un jeune loup les lignes anglaises toutes rouges, qui vomissaient la mort au milieu de grands nuages de fumée.

Tout à coup il poussa un cri d’effroi.

Une large main venait de le saisir. Il se sentit serré contre la poitrine osseuse du chef abénaqui. Il frissonna, comme si cette main qui l'avait pris eût été celle de la mort. Et, en effet, il était condamné à mourir. Ouinnipeg ne voulait pas qu'il devint le chef d'une tribu d'esclaves.

L'enfant serra ses petits bras autour du cou du terrible chef, 11 cacha sa tête dans l'épaule de son

père et sentit sur son front l'impression d’un baiser rapide et brûlant.

D'horribles cris retentirent de tous côtés.

Ouinnipeg, brandissant sa hache énorme, venait de s’élancer contre les Anglais, suivi de toute sa tribu.

Puis, peu à peu, les hurlements des sauvages parurent s’apaiser. Les baïonnettes anglaises trouaient leurs poitrines et changeaient leurs clameurs de guerre en longs soupirs de douleur...

Bientôt, dans cette partie de la plaine, il n’y eut plus qu'un grand silence. Les Abénaquis sanglants, déchirés, jonchaient le sol.

Appuyé contre un quartier de roc, la tête baissée dans une sombre attitude, Ouinnipeg contemplait de ses regards à demi éteints le petit cadavre qu'il tenait sur son bras déjà raidi par l'approche de la mort.

Et dans ce regard triste et doux on lisait la consolation suprême de ne pas survivre, ni lui ni les siens, à cette horrible journée.

Un peu plus loin, au pied d’un arbre au feuillage touffu et arrondi comme un dôme, un autre mourant était étendu.

C'était James Wolf, le jeune et enthousiaste général des Anglais.

Ce héros de trente ans souriait, lui aussi, à la mort.

Trois blessures mortelles l'avaientatteint pendant la bataille. Il était tombé entre les mains de ses aides de camp, qui, pieusement, l'avaient porté sous cet arbre et essayaient de consoler ses derniers instants.

Tout à coup une voix près de lui s’écria :

— Ils fuient !

Par un violent effort, Wolf se redressa et ouvrit tout grands ses yeux sur lesquels la mort avait déjà posé sa main froide.

— Qui? demanda-t-il.

— Les Français.

Un faible sourire passa sur ses lèvres violacées, Un soupir s’exhala de sa poitrine.

— Je meurs content, murmura-t-il.

Et il mourut !.

Mais les Anglais ne semblaient pas encore satis-

1. « L'Angleterre prodigua au général Wolf tous les trésors de sa reconnaissance, Le Parlement retentit de son éloge; Pitt prononça à la gloire du « jeune héros » un discours célèbre, et proposa qu'on lui élevât un mausolée, ce qui fut décidé d'enthousiasme et agréé par le roi Georges Il. Le corps de Wolf, amené de Québee, fut, au milieu d'une pompe magnifique, déposé à Greenwich dans le monument que l'Angleterre lui avait élevé, West fit un tableau représentant la mort du jeune général, où se trouve son portrait fort ressemblant, et ce portrait fut gravé par Woolett.

« En 1827, lord Dalhousie, gouverneur du Canada, érigea dans le jardin public de Québec un obélisque de granit, sur une des faces duquel on inscrivit le nom de

faits de cette foudroyante victoire. Ils voulurent anéantir ce qui restait de l'armée francaise.

Sur la droite, du côté de la colline Sainte-Geneviève, on vit les Écossais aux longs plaids flottants, qui, tenant en main leurs larges claymores, s'élancaient comme des démons furieux sur ces malheureuses troupes épuisées de fatigue, accablées de la honte d'être vaincues.

Is les poursuivirent jusqu'aux remparts de Québee.

Mais ils durent s'arrèter aux portes de la ville, et ceux d’entre eux qui s'étaient avancés purent voir un cavalier blessé pénétrant dans Québec au pas de son cheval, soutenu d'un côté par un grenadier, de l'autre par un jeune officier qui pleurait.

Cet officier était Jean d’Arramonde. Le cavalier était Louis de Montcalm, celui que les sauvages et les Canadiens, dans leur admiration fanatique, avaient jadis appelé le Grand Marquis et qu'ils ne devaient plus désigner désormais que sous le nom triste et glorieux du Grand Vaincu !

Wolf, et sur une autre le nom de Montcalm. On y grava aussi l'inscription suivante :

Mortem virtus, communem famam historia, monumentum posteritas dedit.»

Leur courage leur donna la mort, l'histoire une gloire commune, la postérité ce monument, »

(M. Dussieux, /e Canada sous la domination française, Ps221:)

Le duel qui durait depuis tant d'années venait de se terminer par un coup décisif, Le Canada était aux Anglais.

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