‹ Le grand vaincu [microforme]Chapitre 11 sur 85 · PRÉLIMINAIRES D’ATTAQUE · texte numérisé non relu

PRÉLIMINAIRES D’ATTAQUE

M Le lendemain, au point du jour, deux petites Æoupes sortaient de la vallée profonde où était ébbli le camp français. |

} En tête de la première, composée de volontaires

Anadiens, marchait Jean d’Arramonde, accompa-

é de l’Aigle-Noir, qui, avec quelques-uns de ses acrriers, devait le guider dans sa marche et lui fêter au besoin aide et assistance.

Le gentilhomme béarnais avait reçu l’ordre de itre la rive du Saint-Sacrement et de reconnaître position des Anglais.

M. de Montcalm lui avait fait remettre, en outre, e enveloppe scellée qu’il ne devait ouvrir que huit

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jours après son départ et où 1l trouverait de nouveaux ordres.

L'autre troupe, formée d’une compagnie de Royal-Roussillon, sous les ordres de Gaston de Saint-Preux, avait pou: mission de s'avancer vers le fort Sainte-Anne, silué au sud-ouest du lac, d’at- % taquer ce fort si les Anglais l’occupaient, ou, dans "# le cas contraire, de le défendre à outrance.

Après avoir gravi la colline au bas de laquelle s’étendait le camp français, les deux troupes suivirent une route différente.

Au moment de se séparer, Jean d’Arramonde et Gaston de Saint-Preux ürèrent leurs épées et se saluèrent courtoisement, comme le font, sur le terrain, deux adversaires avant de croiser le fer.

Le gentilhomme gascon se dirigea vers le bord du lac où étaient campés les Abénaquis, afin que Ouinnipeg püût réunir les guerriers qui devaient les accompagner. Saint-Preux s’enfonça dans les terres et bientôt pénétra au milieu de grands bois touffus qui s'élèvent sur la rive du lac Champlain.

À côté de lui marchait le chasseur de bisons.

Léveillé fermait la marche et veillait sur unc charrette basse qui contenait des vivres, des muni- " tions, des bagages, et que trainait un vigoureux 3 mulet.

Ge petit détachement marcha pendant près de dix jours dans les bois, sous la conduite habile et prudente de David Kérulaz.

Le matin du onzième jour, Saint-Preux se trou-! vail à deux milles environ du fort Saint-Anne. Les derniers arbres de la forèt dressaient çà e

ne pense

ait de nou-

mpagnie de , Gaston de avancer vers du lac, d’at-

ance. ke | bisons à voix basse. Si, comme je l'espère, nous

s de laquelle troupes Sul-

Arramonde el s épées et Se nt, sur le terer le fer.

a vers le bord quis, afin que ui devaient les dans les terres 1s bois touffus plain.

r de bisons.

ilait sur unt res, des munt-| un vigoureux

lant près de dix à habile et pru-

Preux se trouaint-Anne.

lressaient çà th

là leurs troncs devenus GE rares. Tout au bout de la longue plaine qui se déroulait devant eux, David montra au jeune gentilhomme une sorte de tour élevée, les teintes roses du ciel doucement éclairé par le soleil levant,

« Voilà le fort Sainte-Anne, dit le chasseur de

savons échappé aux espions anglais, la partie sera

| clle cette nuit, et nos soldats pourront surprendre

la garnison.

— Oui, nous attendrons la nuit pour attaquer, .répliqua Saint-Preux. Connaissez-vous les abords

de la place, mon brave David ?

— J'irai les reconnaitre ce soir, après le coucher du soleil.

4. — Bien. Je vais ordonner à mes hommes de ren- “rer dans le bois et de s’abriter derrière le rideau

ds arbres ; ils passeront là la journée. »

Saint-Preux fut obligé de faire e appel à tout son Sne-fr oid pour garder pendant cette journée un

s à prudente immobilité.

Ses regards impatients consultèrent plus d’une

is le soleil qui resplendissait au-dessus de sa tête

lans un ciel sans nuages et dont la course lui sem-

Jait d’une lenteur désespérante.

Enfin, au bout de cette longue attente, le jeune

flicier eut le plaisir de voir l'horizon se colorer

Œunc teinte pourprée qui indiquait le déclin du

ur.

Il y eut un court crépuscule, puis le ciel s’assom- Bit, et bientôt, sur le fond rougeâtre du ciel, le

se détachant cornme une tache violette sur ‘

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