LA SENTENCE DE MORT
Pendant quelques jours, Jean d’Arramonde put croire qu’au milieu des graves préoccupations qui l’assiégeaient, le général Wolf avait oublié son existence. Il s’attendait à être interrogé, jugé et sans doute condamné de nouveau, car 1l ne supposait pas que le général anglais lui eût fait grâce de la vie pour le garder prisonnier jusqu’à la fin du siège de Québec.
À son grand étonnement, près d’une semaine se passa sans qu’il vît d'autre visage que celui du soldat muet qui, deux fois par jour, lui apportait sa nourrilture.
Le général Wolf avait, en effet, de graves préoccupalions.