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| par lequel je prierai, au nom du général français, l'officier qui garde l’anse du Foulon de se replier sur Québec... Cet officier est mon ami, en quelque sorte mon frère d'armes; 1l ne doutera pas que cet | ordre ne vienne du marquis de Montcalm luimème, »
Le général Wolf réfléchit à son tour pendari quelques minutes qui parurent un sièele au gentilhomme béarnais.
Il appela ensuite le lieutenant Garnley, lui dit de conduire le prisonnier dans une pièce voisine et d'envoyer chercher immédiatement au village üc l’Ange-Gardien le Canadien Franck Renaud.
Cela fait, il compléta ect ordre en donnant au Jeune officier quelques instructions à voix basse.
Deux heures après, un petit détachement, au milicu duquel se trouvait le paysan canadien, traversait la cour de la ferme. Le pauvre homme n'avail pas bien compris ce que les soldats anglais lui avaient dit lorsqu'ils s'étaient assurés de sa personne dans l’auberge du père Joseph ; aussi marchait-il d’un air triste et préoccupé.
Il se demandait sans doute si le général ennemi, pris de remords, n’avait pas cette fois l'intention de
| le faire tout de bon fusiller.
Selon l’ordre que James Wolf lui avait donné, le lieutenant Garnley fit attendre le Canadien dans le | pelit couloir étroit qui précédait la pièce où se trou-
vait le général, puis il vint dire à ce dernier que ses ordres étaient exécutés et que le paysan était là.
« Faites venir le prisonnier, dit Wolf. — Monsieur, continua le général en s'adressant à Jean
al français, le se replier en quelque pas que cet icalm lui-
ur pendan!
e au genlil-
ley, lui dit Ce Voisine el village de aud.
donnant au x basse, lement, au adien, tra- 1omme n'aanglais lui de sa peraussi Mal-
al ennemi, ntention de
donné, le ien dans le où se trouicr que ses ait là.
. — Monnt à Jean
d'Arramonde lorsque celui-ci fut ramené en sa présence, voici du papier et une plume. Veuillez écrire ee que vous avez dit. Le messager est là, prêt à partir.
— Ne pourrais-je le voir, lui indiquer comment il devra s’y prendre pour traverser le camp de M. de Montcalm et arriver jusqu’à l'officier qui garde l'anse du Foulor. ?
— C'est inutile, monsieur, répliqua Wolf avec un froid sourire; je lui donnerai moi-même ces instructions. »
Jean d’Arramonde eut un mouvement d’inquiétude. I aurait voulu parler au Canadien, lui indiquer, ne fût-ce que par un signe, qu’il ne devait pas accomplir la mission dont 1] allait le charger.
Mais, devant l’insistance du général Wolf, 11 dut s’exéculer pour ne pas éveiller ses soupçons.
[ s’assit devant la table et écrivit :
« À Monsieur de Saint-Preux, commandant du poste de l'anse du Foulon.
« Camp de Beauport, 6 septembre 1759,
« Quartier général :
€ Par ordre de M. de Montcalm, M. de Suint- Preux devra abandonner son poste de l’anse du Foulon, dès qu’il aura pris connaissance de cette dépèche, et se replier aussitôt sur Québec, | « Par ordre du général en chef :
& Signé : JEAN D'ARRAMONDE, D
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« Vous pouvez vous retirer, monsieur, » dit le général Wolf en jetant les yeux sur le papier que Jean d’Arramonde venait de signer.
Lorsque le gentilhomme béarnais eut disparu sous la conduite des soldats chargés de sa garde, le général Wolf fit venir Franck Renaud.
Il écrivit à son tour une lettre, y inséra le billet de Jean d’Arramonde, ct, après avoir cacheté le paquet, il mit sur l'enveloppe la suscription suivante :
Monsieur Isaac Bitche, rue Jacques-Cartier,