PS
Mais les Anglais ne semblaient pas encore satisfaits de cette foudroyante victoire. Ils voulurent anéantir ce qui restait de l’armée française.
Sur la droite, du côté de la colline Sainte-Geneviève, on vit les Écossais aux longs plaids flottants, qui, tenant en main leurs larges claymores, s’élancaient comme des démons furieux sur ces malheureuses troupes épuisées de fatigue, accablées de la honte d’être vaincues.
Ils les poursuivirent jusqu'aux remparts de Québec. |
Mais ils durent s'arrêter aux portes de la ville, et ceux d’entre eux qui s'étaient avancés purent voir un cavalier blessé pénétrant dans Québec au pas de son cheval, soutenu d’un côté par un grenadier, de l’autre par un jeune officier qui pleurait.
Cet officier était Jean d’Arramonde. Le cavalier était Louis de Montcalm, celui que les sauvages et les Canadiens, dans leur admiration fanatique, avaient jadis appelé le Grand Marquis et qu'ils ne devaient plus désigner désormais que sous le nom triste et glorieux du Grand Vaincu |
Le duel qui durait depuis tant d'années venait de se terminer par un coup décisif,
Le Canada était aux Anglais. jardin public de Québec un obélisque de granit sur une des faces du-
quel on inscrivit le nom de Wolf et sur une autre le nom de Montcalm. On y grava aussi l'inscription suivante :
Mortem virtus, communem famam historia, monumentum posteritas dedit.
Leur courage leur donna la mort, l’histoire une gloire commune, la postérité ce monument. »
(M. Dussieux, Le Canada sous la domination française, p. 221.)
ore satisvoulurent se.
nte-Geneflottants, 2s, s’élans malheulées de la
iparts de
a ville, et irent voir ec au pas srenadier, uralt.
e cavalier auvages et fanatique, qu'ils ne s le nom
ies venait
des faces duom de Mont-
commune,
se, p. 221.)
———…— me me meme + un me de a
La gucrre est le tombeau des Montcalm.
(Vieux dicton du Rouergue.)
Tandis que, dans les plaines d'Abraham, se déeidait le sort de ce malheureux pays qui, grâce à la coupable politique de Louis XV, allait perdre pour Jamais ce nom si doux et si plein d’espoir de Nouvelle-France, une dizaine de soldats entraient lentement dans l’église des Ursulines de Québec, portant avec précaution sur un brancard fait de fusils entre-croisés un homme étendu dans les plis d’un orand manteau.
Les rayons du soleil, passant au milieu de tourbillons de poussière dorée, éclairaient le visage livide de Montcalm, qui se détachait comme un masque de cire sur le fond noir du manteau.
Arrivés au milieu de l’église, les soldats posèrent à terre leur pieux fardeau. Une dizaine d’officiers, tête nue, le front baissé, entrèrent derrière
RE NE et .
SR Ce
eux, puis les lourdes portes de l’église se refermèrent, et le bruit que firent les panneaux de bronze en retombant alla se répercuter dans les profondeurs de la nef comme un long et suprême gémissement.
Un chirurgien avait été mandé en toute hâte. Il s’approcha et, s’agenouillant auprès du héros, il se mit en devoir de sonder ses blessures.
Montcalm restait toujours impassible. Pas un muscle de son visage ne tressaillit pendant cette douloureuse opération. vd
« Eh-bien ! monsieur, demanda-t-il enfin d’une voix faible, lorsque le chirurgien eut fait à la hâte un premier pansement, combien de temps à vivre?
— Général, dit ce dernier en baissant douloureusement la tête, quelques heures seulement. »
Il y eut autour de cette couche funèbre comme une explosion de soupirs et de sanglots.
Mais Montcalm, avec un triste sourire :
« Tant mieux! dit-il, tant mieux! Mes amis, je ne verrai pas les Anglais dans Québec ! »
Alors un homme s’approcha de lui : c'était Ramsay, le nouveau gouverneur de la ville.
« Mon général, lui dit-il, avez-vous des ordres à me donner ?
— Des ordres”? dit Montcalm; non, monsieur, je n'ai plus à commander ici. J'ai trop à faire dans ce grand moment, et mes heures sont trop courtes. Je vous prie seulement, je vous supplie de ménager l'honneur de la France. »
Puis son regard se tourna affectueusement vers les officiers qui l’entouraient,.
Îl souleva péniblement sa main, il la leur tendit.
se referde bronze ofondeurs issement.
te hâte. Il héros, il es.
. Pas un dant cette
fin d’une L à la hâte xs à vivre?
it douloument. »
re comme
s amis, Je était Rams ordres à nsieur, je faire dans )P courtes.
e ménager ment vers
ur tendit.