‹ Le grand-vicaire Raymond et le libéralisme-catholique [microforme]Chapitre 5 sur 6 · PA A OUI U IE SP EE IE · texte numérisé non relu

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"Mais il est res d'en Anir avec Monsiour le Grand- Vicare, et nous croyons d'ailleurs en avoir assez dit pour tempérer un peu le mal des malheurë&uses paroles de sa dernière lecture et que nous avons relevées. |

En terminant nous lui soumettrons les considérations et arguments suivants qui ressortent du fond de notre " Dee sympathies de M. Raymond sont pour les libé- ‘AUX- oliques.

| 2. ns sont cordialement vouéos aux ultramontains les plus loués et les plus encouragés de Pie IX.

3. Ses ressemblances sont tout-à-fuit libérales-catholi- T4 Dit ses écrits sur les rapports de l'Eglise et de l'Etat, M. Raymond professe précisément ce que les libéraux-catholiques enseignent. |

5. Cette conformité d'enseignement est si grande et si frappante, qu’on peut dire, en toute sûreté, de M. Raymond, qu'il a l’imitateur de M. de Montalembert et de

g nloup. | He ee propositions des différents écrits de M. Raymond sont en opposition formelle avec l'ensei- & ilabus.

Nat il prêche la liberté des cultes et des consciences comme principe relatif, liberté condamnée par Pa prêche une prudence qui est démentie par l'Evangile, par les apôtres, par les chrétiens de la primitive Eglise, par les Papes et plus spécialement par Pie IX.

9. Il nie l’existence prononcée parmi nous du gallicanisme, du libéralisme-catholique, cependant il y a deux camps bien marqués en Canada, dont l’un a tous les caractères du libéralisme-catholique ; de plus des faits, comme la conduite du Séminaire de St. Sulpice, le mémoire des Théologiens de Québec, etc. accusent nn galli canisme avancé. k

Voilà pour les considérations; arrivons maintenant anx arguments. Etafin de ne pas être accusé d’avoir négligé, dans notre réponse à M. Raymond, les règles de la logique, réduisons toute notre pensée, résumons toute

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notre argumentation sous forme de syllogisme. Sept nous suffiront. Comme on le verra, toutes les propositions principales de ces syllogismes ont leur preuve dans le cours de notre écrit.

Premier Syllogisme.

Les sympathieset les ressemblances indiquent d’une manière assez certaine les principes d'un homme.

Or, lessympathies et les ressemblances de M. Raymond, sont libérales-catholiques.

Donc, des sympathies et des ressemblances de M. Raymond on peut dire, d’une manière assez certaine, que ses principes sont libéraux-catholiques.

Deuxième Syllogisme.

Par l’objet des antipathies d’un homme on peut dire. d'une manière assez certaine, avec ce qu'il n'aime pas, ce qu'il est ;

Or, les antipathies de M. Raymond, nous l'avons prouvé, ont l’ultramontanisme et les ultramontains pour objet :

Donc des antipathies de M. Raymond, on peut dire, d'une manière assez certaine, qu'il n'aime pas l’ultramontanisme et qu’il n'est point ultramontain.

Troisième Syllogisme.

Ceux qui enseignent'et vantent /a liberté des cultes et des consciences comme principe relatif, professent le symbole libéral-catholique ;

Or, M. Raymond, nous l’avons prouvé, professe, loue, vante la liberté des cultes et des consciences comme principe relatif :

Donc M. Raymond professe le symbole libéral-catholique. |

Quatrième Syllogisme.

Tout libéralime est condamné par le Pape.

Or, la liberté des cultes et des consciences. comme principe relatif, est, nous l’avons prouvé, un libéralisme.

Donc la liberté des cultes et des consciences, telle qu'enscignée par M. Raymond, c'est-à-dire comme principe relatif, est condamnée par le Pape.

Cinquième Syllagisme.

Enseigner des vertus opposées à‘la divine conduite du maître, aux exemples des apôtres, aux traditions catho-

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