‹ Le grenier du poète, vaudeville en un acteChapitre 10 sur 18 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

RAIMOND, regardant du haut du pallier.

Le voilà descendu,., il entre chez lui... bravo... ah ma-*

dame Delorme , il n'y a pas de mal. . ♦ la secousse sera rude,

tant mieux. .. c'est la lettre de change maintenant, où trou-^

ver mille francs à la minute ? Si mon poëme de l'amitié était

RAIMOND

DELORME

fini.. . négligent que je suis! voilà le premier repentir que me donne la paresse.. . j'ai fait marché pour mille écus avec le libraire... je n'ai plus qu'un chant à terminer sur quatre... s'il veut me faire avance. . . c'est la première fois que j'aurai fait pareille démarche, {il prend le manuscrit,^ cher enfant! Air : de Préi>ille, Quand je te donnai la naissance , J'avais pense que ton produit Pourrait embellir l'existence Du jeune objet qui me séduit. {his,) Mais en ce jour lorsque je te destine A soulager un imprudent ami , En le sauvant de sa ruine.

Ton titre au moins sera rempli.

(Jl court oers son Ut en se débarrassant dt sa redingotte du matin pour mettre un habit. ^ Eh vite, vîte... C'est le cas dédire comme le bon La Fontaine :

Eh ! mon ami, tire-moi du danger.

Tu feras après ta harangue.

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