RAIMOND, BABET
( Babet retient av^ec un panier , des provisions , des couverts et une tasse à la main.) BABET , déposant son panier.
Vous allez sortir ?
RAIMONB.
OuL
BABET
Avant d'avoir rien pris ?
RAIMOND
J'ai une affaire pressée. . .
BABET, lui offrant la tasse.
Tenez , ma bonne mère qui sait que vous déjeûnerez lard, veut que vous preniez en attendant cette tasse de café»
RAIMOND
Qu'elle est bonne ^ ta mère. ( il boit. )
BABET
Gomment le trauvez-vous ?
RAIMOND
Excellent.
. u. . •..»n^/i^'c-cie Bruxelles /archives uo^ci....^^-j .
^^tfChieîvan
Air : de Turenne,
Inspiré par ce doux breuvage , Le plus fécond de nos auteurs Devient, dès son premier ouvrage , L'égal de ses prédécesseurs.
Qu'aurait donc fait cet immortel génîe^ Que recherchaient les belles et les rois , S'il avait eu tes jolis doits Pour lui verser son ambroisie.
( // lui baise la main. ) Dîs-îHoî j en venant ici, n'as-tu rien remarqué chezDelorme?
BABET
Ah! monsieur Raîmond, votre ami M. Delorme a perdu sa place.
RAIMOND
Je le sais ^ ma bonne petite.
BABET
Cette nouvelle a porté un coup affreux à sa femme , elle est tombée sans connaissance sur le seuil de la porte, comme je montais. . . j^ai aidé son mari à la rentrer. .
RAlMOlSfD.
Malgré la manière dont elle travail traitée.... Bien, chère enfant! c'est ainsi qu'il faut se venger. . . et que faitelle maintenant?
BABET
A l'arrivée d'un beau monsieur , qui se dit créancier de son mari , je me suis retirée par discrétion, RAiMOiSfD à part.
C'est l'homme à la lettre de change, puisse la leçon produire de l'effet. ( On entend du brmt. ) BABET vers la porte.
Entendez-vous ?
RAIMOND
Chut ! ( il s^ approche aussi de la porte qu'il entrowre. ) Air : du Nouveau Figaro,