SCENE Illft
RAIMOND , seul ; il suit de tœil Bahet^ qui sort , et reQient tout joyeux en se frottant les yeux.
Même air^
Nargue du sort 1 Si son injustice me frappe,
]Nargue du sort , Devant ma gaîté qu'il ait tort Le Poèt.\ 2,
De ses fureurs je ris sous cape, A SOS cou|;s jnon bonheur échappe , INurgue (lu sort !
Riches (lu monrîe. . . je l'ai trouvée celte félicité qui vous fuit. Elle se dérobe à vos vœux , à vos trésors^ pour venir cliaqne malin avec les premiers rayons du jour embellir mon réduit.
UNE VOIX , dans la coulisse.
Au quatrième , la porte pareille à celîe-ci.
RAIxMOND.
On indique mon logement. C'est juste , le portier n'annonce avec son sifHet que jusqu'au troisième. (U va sur fescali'er^ Qui pc" : le venir voir?. . Prenez garde , monsieur, il y a deux rnih ches rompues.
SCIÈNE IT.
RAIMOND , DARMONVILLE.
RAIMOND
Monsieur Darmonville ! . . déjà !
DARMONVILLE.
11 ne tiendrait qu'à moi de prendre ce mot pour un reproche^
RAIMON»
Vous auriez tort. . . soyez le bien-venu. . . même à neuf heures. . . mais je ne comptais sur vous qu'à onze.
DARMONVILLE.
Pour déjeûner.. . Vous n'avez donc pas reçu la lettre que je vous ai écrite ?
RAÏMOND.
Attendez donc. . .maudite habitude de faire marcher d'abord les plaisirs. . . Le timbre m'a trompé. . je Tai prise pour une lettre d'affaires .
DARMONVILLE.
Et vous l'avez mise de côté ?
RAÏMOND.
Je l'avoue; j'ai toujours peur des choses sérieuses à jeun... il n'en faut pas davantage pour gâter toute ma journée. . . Mais pardon, je vais prendre connaissance. . .
DARMOÎ^VILLE.
Lisez.
/^ives de te V:" ^ ^o Bruxelles • ArchiefvandeCc^dorussel j