Lettre à M. Henry Bérenger, 14 août
tie jetait-il le gant que pour garder ceruînes es d'illusion sur ses propres forces ? Quoi qu'il it, du plébiscite dont il avait eu l'idée, en 1865, sa modeste rubrique des livres, jusqu'au retent pamphlet du 13 janvier 1898, toutes les manions par lesquelles son nom s'imposa paraissent . a conséquence de ce système qui lui donna, quelques mécomptes intimes, la confiance en ècessaire pour atteindre à la plénitude de son
dessin de Steinlen, paru dans le Gtl Blas^ peu nps avant la publication de Lourdes, nous montre ; Zola tel qu'il désirait vraisemblablement se iter devant les foules et la postérité, st vêtu d'un grand manteau pèlerine à carreaux porter vieille-école, porte une jumelle en banire et se trouve entraîné, dirait-on, par la e théorie du pèlerinage national, femmes et irds, dont toute l'espérance s'est réfugiée dans rux; il tient un carnet à la main et prend des , Il semble même ne pas regarder ceux qui l'en- 3t et se détache au premier plan de la foule 'me et pressée à qui il tourne le dos. Un chamou serré contre la poitrine, il est là, comme ces dessins puérils où un général parade sur un le bataille mouvementée. Observateur audacieux dépourvu d'astuce, il prend des notes, ostensi- ;nt.
a voyageait le carnet à la main. Ce n'était pas
Hl Bios illttslri, 22 avril 1894.
là seulement une attitude, mais une condition nécessaire au mécanisme de sa pensée. Il ouvrait son carnet lorsqu'il éprouvait le besoin d'observer et consignait ses découvertes avec le souci honnête de ne rien omettre; sa méthode était celle du journaUste qui note une date, un numéro, un horaire.
— Faites d'abord du reportage, disait-il aux jeunes écrivains qui venaient lui faire visite.
'Et cela sans doute est un excellent conseil, à condition de rester dans le présent et de ne pas dater dç 1859 l'information prise en 1880. Les reproches qui lui furent adressés à ce sujet n'étaient pas tous sans fondement ^
A Lourdes, du moins, il n'avait plus à craindre semblables anachronismes, puisqu'il en avait fini avec la partie de son œuvre antérieure à 1870» Mais comment avait-il' été amené à se poster devant la grotte de Bernadette ?
Après avoir terminé, sur Le Docteur Pascal, la série des Rougon, Emile Zola fut quelque peu déconcerté. Qu'allait-il entreprendre ?
Or, Huysmans s'était depuis quelques années déjà séparé de lui -et semblait vouloir renoncer à l'inspiration réaliste pour se consacrer à l'étude des manifestations les plus diverses du surnaturel^,
Zola vit bien que le public suivait avec intérêt cette nouvelle orientation. Comme par hasard, au retour
1 . Voir Essais de Critique (Les Rougon-Macquart), par T. Colani, 1895.