I. Journal des Goncouri, 24 octobre
C'est pourquoi, finalement, il se décide. Mais là, il jouait forte partie. Il fut véritablement berné par les prélats du Saint-Siège, par les personnages politiques, par les journalistes italiens.
Un exemple. M""* Zola était amicalement reçue par la reine d'Italie. Un ecclésiastique, l'ayant appris, conseilla à Zola de faire intervenir le Quirinal afin d'obtenir ^ne audience de Léon XO.
Discrètement certes, ajouta l'aimable romain, mais, après tout, le Quirinal n'est pas si mal avec nous que nous ne preijions favorablement son intervention.
Le Quirinal fut donc pressenti. Après quoi un autre prélat put s'écrier :
Mais vous avez tout gâté ! Quelle idée avez-vous eue de faire intervenir le Quirinal ! Vous ignorez donc quels sont ses rapports avec le Vatican ? Il n'y a plus rien à faire maintenant !
Zola se consola de sa déconvenue en affirmant, dans le Temps ^ y qu'après tout, cette formalité n'était pas indispensable :
Avec de la patience, de l'adresse et des pourboires appropriés on se renseigne toujours et partout. Je sais fort bien comme le Pape vit, comment il se lève et comment il se couche, comment il agit, tout cela sans l'avoir vu. Enfin je tiens mon Pape et mon livre ne souffrira pas de l'audience qui n'a pas eu lieu.
* Donc, sa façon de se renseigner ou de se faire ren-