‹ Le groupe de Médan:Chapitre 31 sur 57 · LES UTS · texte numérisé non relu

LES UTS

ants, de malades, de dates,

tordus par la douleur, mains £un rude exécuteur t ]s tachés du pus des plaies f 'ilis par les larmes du cœur t

bien en entier notre vie; t, ou malades, ou fous, ! aimons et nous mourons sur vous, fond nos farces, notre lie, lut, aye\ pilli de nous.

>eni de belles nuits heureuses ; amante avec l'amant ; oeileux pour le divin moment, mt les caresses joyeuses, ^ers ondulent mollement.

! sur vous reposer nos vertèbres,

X les visions funèbres,

•e oà nous dormirons seuls,

ssi calmantes les ténèbres,

is draps blancs deviendront nos linceuls '

kè publié de nouveau (sous la signature de Ls) daus le Nom/eau Parnasse satirique du xix" itemaecbers, Bruxelles). Il était suivi de h tte pièce de vers est datée d'Aii-en- Provence

PAUL ALEXIS, l'ombre d'ÉMILE ZOLA l6l

Plus tard, journaliste laborieux, ce poète « more jeune » ne se pîaisait-iî pas à certaines galéjades dont ses meilleurs amis disaient les frais.

M. Henry Céard nous a conté naguère que, dans les Cloches de Paris, en 1877 « le camarade Alexis, sous la signature « Tilsitt », prêtait à Ceux de Médan des propos ridicules et les couvrait de sarcasmes, en manière de réclame sans doute : — « Ils sont une a demi-douzaine, grands contempteurs de notre litté- (f rature moderne, écrivait Tilsitt, ils sont une demi- « douzaine qui essaient de nous engager dans des « voies nouvelles et de nous régénérer! Cest à « pouffer de rire ! Ils sont une demi-douzaine, une « demi-douzaine qu'il faut battre en brèche parce « qu'elle menace de gâter le tout! Ah ça! s'ils, « venaient à faire des petits. »

K Le plus amusant, concluait philosophiquement M. Henry Céard, c'est que le procédé d'agression de cette petite feuille, demeurée obscure, servit de type à toutes les attaques dirigées contre les naturalistes. Alexis avait, dès l'abord, trouvé la formule excessive d'une polémique qui, pendant des années, ne désarma pas. La galéjade avait porté et, en fin de compte, servait ceux qui avaient pu s'en croire les victimes ! »

Cette ^ntaisie plutôt facile et bon entant se rencontre assez souvent chez les Provençaux. Elle n'est pas le moindre charme des œuvres d'Alexis, et jette une lueur de gaîté ironique jusque dans ses plus sombres pages...

De la chambre où Lucie Pellegrin agonise, on

(mai 1867). Aujourd'hui, M.' Paul Aleiis habite Paris, ei ne fait plus que de la prosç. »

Deffoox et Zïvie. Il

tel PAUL ALEXIS, l'oMBRE d'ÊMILE ZOLA

entend par bouffées le tumulte joyeux de l'ÉIysée- Montmartre et les accords de la Valse des roses; cela sans volonté d'antithèse, simplement pour égayer le sujet — et Lucie elle même, dont la mort serait par trop lugubre sans l'accompagnement d'une musique d'Olivier Métra.

De même, le triste Collage se termine comiquement par un rappel des invectives que la femme de ménage prodigue, dès le début du livre, à son maître : « Monsieur, votre charbon brûle ! Votre côtelette aussi ! Moi, si vous ne vous levez pas, je file! »

Ce masque blagueur de l'écrivain rend presque divertissant le côté anecdotique des petits motife contingents qu'il nous présente.

C'est par là, qu'en tant de documents, ils sont plus précieux peut-être que beaucoup d'autres, naturalistes aussi et non moins riches de talent, mais dont les prétentions à l'impersonnalité font des œuvres froides et insensibles.

Qu'il emprunte les traits du Pire Lefèvre, de M. Betsy, de Pierre Dauban, de Frédéric ou de l'amant de Celina, c'est toujours, — dans une ambiance de volupté équivoque et parmi des gens d'humanité moyenne, cupides, acharnés ou vulgaires, Alexb-Trublot ou Trublot-Alexis que nous voyons évoluer, goguenard et coureur de jupes".

Suivant la parole de Duranty qu'il aimait à cîtef, il laissait passer dans la bouche de ses personnages

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