I. Notes. 0.uelques autres volumes édités par Kistemaeckers
Page 8. — Article d'Edmond Lepelktier au Temps.
Au lendemain de la mort de Maupassant, Edmond Lepelletier, parlant dans ce journal (8 juillet 1895) des Soirées de Médan écrivait :
... Pourquoi les Soirées de 'Médan? L'histoire littéraire de ce temps-ci serait fondée à croire, même i dire, que M, Emile Zola avait l'habitude de recevoir ses amis et disciples dans sa maison de campagne de Médan et que le livre est né là. L'explication aurait un air de logique ; mais elle ne serait pas exacte. D'abord Maupassant est peu allé à Médan. Quant il débutait dans les lettres, il lui est arrivé quelquefois de descendre par eau de Sartrouville (où il demeurait alors) jusque vers les c6teaux qu'habite l'auteur de Germinal. C'était le temps de ses exploits nautiques. 11 partait en yole â ) heures du matin, arrivait, tirait le pistolet, serrait la main de Zola puis repartait. 11 y avait là-dedans plus de sport que de cénacle, car Guy de Maupassant était un grand sportman devant l'Éternel ; sportman dans le sens élevé et large du mot. Il y a en effet, bien peu de prouesses physiques qu'il n'ait réalisées ou dont il n'ait parlé.
Qpaat aux Soirées de Médan, voici leur genèse : Emile Zola avait connu Guy de Maupassant chez Flaubert ; M. Paul Alexis était déjà un « fidèle » de Zola ; M. Henry Céard s'éuit présenté tout seul chez le maître avec la har-
■s SUR LES ORIGINES DU GROUPE
confiance d'un jeune qui se pressent , lexis et Céard amenèrent dans la suite e et Huysmans. Peu à peu ces cinq littéra- 'habitode de dîner tous les jeudis soirs dans le de Montmartre, avant d'aller passer leur lia qui recevait, rue Ballu, un certain nombre :istes. Les o cinq » faillirent être six, car rbeau devait en être. Mais il fut dérobé à la
la politique. Ce fut la faute au 16 tuai!
vait des amis bonapartistes. L'un d'eux,
l'emmena dans sa préfecture comme chef secrétaire.
Jans les soirées de la rue Ballu que l'idée '^édan naquit. On commençait alors à écrire :a guerre de 1870. Ce n'est pas Emile Zola réunir, dans un volume, un pique-nique s ou moins militaires. Il fît, au contraire, à ses jeunes amis, dont il ne voulait point ber la personnalité, puisqu'il était seul id public. Le livre fut fait ; il parut précédé ;tion de quelques lignes, un peu solennelles sont, je crois, de M. Henry Céard. Notre rêre doit sourire aujourd'hui quand il songe Emile Zola et ses cinq amis avaient une iophie B. Cela ne demeure guère exaa maine qui concerne M. Paul Alexis. Les autres ie peu ou prou.
— Artùle de Maupassant au Gaulois 0) pour le lancement des Soirées de Médan.