‹ Le Groupe des Virus CoxsackieChapitre 34 sur 66 · SIGNES CLINIQUES · texte numérisé non relu

SIGNES CLINIQUES

Nous empruntons à MELNICK et CURNEN (39, 204), la description classique de cette affection. Le début peut être brutal ou progressif, avec comme symptômes communs, des malaises, céphalées, nausées et douleurs abdominales. La fièvre, toujours présente, peut atteindre 40° et durer de trois à dix jours avec une moyenne de cinq jours. La rigidité de la nuque et du dos et quelquefois des vomissements, tendent à apparaître un jour ou deux après le début. Ces signes peuvent s'accompagner de douleurs des extrémités, de la nuque et du dos, parfois même généralisées, de somnolence, de léthargie et d'insomnies. Une hyperhémie du pharynx, s'accompagnänt de maux de gorge, est assez fréquente, l'écoulement nasal est plus rare.

L'examen physique peut révéler des contractures de la nuque

Tous

et du rachis, un signe de KERNIG et de BRuDzINSsKI, plus rarement des spasmes des muscles postérieurs de la cuisse. Les réflexes demeurent souvent normaux. L'examen du L.C.R. au début de la phase aiguë révèle une augmentation du nombre des leucocytes qui dans la plupart des cas ne dépasse pas 150 par mm° avec 10 à 50 % polynucléés. Le taux d'albumine est normal ou légèrement augmenté. L'hémogramme reste en général normal. La maladie se termine, sans complications, par une

guérison complète et dure en général de trois à dix jours.

Le diagnostic différentiel d'une méningite aseptique due aux virus C. peut se poser avec d'autres formes d'infections à virus du système nerveux central, telles que : la méningite ourlienne, la chorio-méningite lymphocytaire ou maladie d’ARMSTRONG, l'herpès, les encéphalites saisonnières, etc. Il repose sur les signes cliniques, le contexte épidémiologique et les examens de laboratoire. Devant l'allure aiguë, l'absence de complications et la pauvreté des signes neurologiques anormaux associés, il n'est en général pas difficile d'éliminer les méningites bactériennes, la sclérose en plaques, les tumeurs cérébrales, etc.

Par contre, le diagnostic différentiel avec la poliomyélite non paralytique, semble, dans un cas isolé, impossible sur les seules bases des constatations cliniques ; il peut même, nous l'avons vu, s'avérer difficile par les recherches de laboratoire, devant

les cas d'infection double chez un même malade.

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