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Rappelons seulement qu'elle fut individualisée en 1932 par E. SYLVEST au Danemark (266 à 268), sous le nom de « Myosite aiguë épidémique » après ses observations dans l'île de Bornholm en 1930. II la rattacha aux cas de « Pleurodynie » observés par FINSEN en Islande, en 1856 (81), de « Rhumatisme musculaire de poitrine, Thrombose des coronaires, Pleurésie épidémique », par Daar HoMaAN en 1872, de « Grippe du Diable », par DABNEY en 1888, et aux observations de REILLY en France, en 1921, et de PAYNE et ARONTON, à New-York, en
L'hypothèse d'une étiologie virale avait été formulée par LINDBERG en 1936 (181). MaDsen en 1937 (183), démontra que la maladie de Bornholm et la poliomyélite ont des distributions saisonnières comparables et DE RUDDER (240) émit l'opinion que les agents responsables de ces deux maladies étaient probablement très proches l'un de l'autre. Il résuma les similitudes observées : Douleurs musculaires, modifications du liquide céphalo-rachidien, courbe de température, distribution saisonnière et géographique, ainsi que l'apparente tendance à procéder par bonds. Il écrivait: « La myalgie épidémique est une variante
anormale de la poliomyélite ».
Nous ne saurions non plus reprendre ici une étude détaillée des manifestations cliniques de la myalgie épidémique, de son diagnostic différenciel, et du traitement, que les travaux de DEssE (71, 72) et la thèse d'HUBERT (120), ont rendus classiques. Mais en trois ans, nous avons pu recueillir quelques observations dont nous nous proposons de résumer ici les plus typi-
ques.
Un grand nombre de ces cas, nous les devons à l'obligeance du Docteur DESSE chez qui, au cours de deux séjours, et grâce à son accueil amical, nous avons pu à loisir examiner, interroger des malades, et préciser certains détails. Nous voudrions lui
affirmer ici notre profonde gratitude,
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