‹ Le Gui Dans L'Histoire Et La ThérapeutiqueChapitre 12 sur 44 · RARES · texte numérisé non relu

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\ che où elle a été déposée, c’est qu’elle y reste. Or, pour si eluante et collante que soit la glu qui la fait adhérer à l'écorce, le vent et la pluie auraient tôt fait de jeter à terre cette graine si elle n'était déposée, soit dans une des failles de l'écorce, soit au point d’intersection de deux branches.

Supposons maintenant qu'une graine de gui a réussi à germer et que la jeune plante va se développer; il y a à ce sujet un fait bien digne de remarque, que ne manque pas de signaler Lefèvre : « La radicule, au lieu d’être dirigée par la pesanteur suivant la verticale, n’est sensible qu'à la lumière; elle s'enfonce dans la branche de quelque côté que la graine y ait été déposée, et toujours du côté le moins éclairé. » Mais, pour se nourrir et vivre, la jeune plante a besoin de développer considérablement son système de radicelles et principalement les radicelles secondaires, dont les prolongements suivent Îles vaisseaux nourriciers du bois et du liber, afin d’y puiser les éléments nécessaires à l’entretien de son existence. Si, par hasard, la graine a germé sur une essence à bois très dur, — ce qui est le cas du chêne, par exemple — ces radicelles ne pourront guère se développer assez rapidement, et la petite plante s’étiolera bien vite.

Pour nous, l’explication de l'apparition du gui, le plus Îréquemment sur le peuplier, le pommier, le robinier, le poirier, le saule, consiste donc dans la nature de l'écorce d’abord, mais aussi dans la consistance du bois. Les boules de gui se rencontrent le plus souvent, en ellet, sur les rameaux Jeunes, donc à écorce souple et à bois encore tendre et gorgé de sève, et sur des arbres dont le plus grand nombre de jeunes branches est dirigé dans le sens horizontal, ce qui est surtout le cas du peuplier, de la caroline et du pommier.

Le climat et la nature du terrain doivent aussi avoir leur influence sur la germination du gui. Le vent semble être un des principaux agents qui s’opposent à la propagation du parasite dans certaines contrées. Peut-être peut-on invoquer comme explication la fragilité des branches articulées de ces lorenthacées.

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