ETUDE CHIMICO-PHARMACOLOGIQUE DU GUI
La principale des substances constituantes du gui est la viscine. Il faut y ajouter :
de la chlorophylle;
une substance résineuse;
de la cire;
une substance visqueuse, insoluble dans l’eau;
de la glu; |
de sels de potasse, de calcium, de manganèse, de l’oxyde de fer;
des acides : acide viscique, acide malique.
La viscine et la viscachoutine furent découvertes par Personne et Reinsch.
C'est par distillation de la viscine pure que l’on est arrivé à saisir les principes actifs du gui, sans pouvoir toutefois arriver à les isoler chimiquement.
En 1907, le Docteur Leprince donna, dans une Communication à l’Académie des sciences, les résultats de ses recherches. Il avait réussi à isoler :
un alcaloïde volatil, liquide, donnant des sels cristallisés ;
la viscalbine, de nature glucosidique;
la visciflavine;
une résine drastique;
une oxydase.
LR QE
La même année, A. Gauthier présente, à l’Académie des sciences," un Mémoire de G. Tanret. Cet auteur démontrait dans le gui la présence de deux inosites, dont l’une active, et l’autre semblabie à l’inosite racémique, qu'il avait découverte en 1890. :
Chevalier, dans une Communication à la Société de biologie, confirme dans le gui la présence de l’alcaloïde découvert par le Docteur Leprince, et signale, en outre, la présence dans le gui de deux saponines, l’une neutre et l’autre acide.
Crawford décrit une substance cristalline.
Barbieri signale deux substances labiles (mais pas du genre saponines) et Pawlesky deux substances acides.
Il y aurait aussi dans le gui des substances albuminoïdes et des ferments oxydants.
Les sels les plus importants seraient ceux de manganèse et de chaux. Ce dernier, précipitable par l'alcool, serait même, pour Gerbier et Coste (1) l’agent hypertenseur.
Jardin et Astruc, en étudiant la répartition du manganèse dans le règne végétal, ont établi la présente dans le gui d’une quantité de manganèse variable avec les différentes variétés de Viscum album.
En résumé, les substances les plus importantes contenues dans le gui seraient :
l’alcaloïde de Leprince et Chevalier;
les saponines de Chevalier;
les inosites de Tanret;
les substances cristallines de Crawford (sans doute différentes des alcaloïdes).
(1) Revue de biologie de Marseille, 16 juin 1908.