CHAPITRE TITI
ETUDES DES ACTIONS PHYSIOLOGIQUES ET PHARMACODYNAMIQUES EXPERIMENTALES DU GUI
Le début des recherches vraiment scientifiques sur l’action physiologique du gui sur les diverses fonctions de l’organisme, tant chez l’homme que chez l’animal, ne remonte qu’à une vingtaine d'années seulement. Car, si Payne avait déjà fait, en 1881, quelques expériences sur le cœur de grenouille, c’est René Gaultier et Chevalier qui firent les premières expériences sérieuses, au laboratoire de physiologie de la Faculté de médecine de Paris. Ils constatèrent alors l’action hypotensive de l'extrait de gui sur la circulation chez le chien et le lapin, propriété que confirment, quelques années plus tard, Antonini et Fubini. Sensiblement à la même époque, Félix Dossin, de Liége, n’est pas tout à fait du même avis, surtout quant à l'application pratique possible de ce nouveau produit en thérapeutique; car, tout en reconnaissant au gui un pouvoir hypotenseur manifeste, mais toutelois assez faible, il constate également un effet hypertenseur qui lui paraît dangereux. Ces divers résultats, contradictoires en apparence, s’expliquèrent par la suite : c'est que plusieurs principes actifs agissaient de concert; Chevalier constate, en effet, l'existence d’un principe hypertenseur qui devait être identifié, quelque dix ans plus tard, par Niccolini. Enfin, les toutes dernières recherches de Nolle et Ebster et Jarish, si elles n’ont pas abouti à la détermination exacte du corps chimique actif, semblent cependant