LE GUIDAGE PAR IMAGE VISUELLE
Ce mode de faire consiste à se guider sur les indications que donne l’examen radioscopique pratiqué pendant le cours même de l'intervention chirurgicale.
Il y a plusieurs façons de procéder : opérer entièrement sous le contrôle de la radioscopie pour aller directement happer le projectile; c’est là une première méthode’ préconisée particulièrement par Vuillyamoz,de Lausanne ; ou bien on interrompt un ‘instant l’opération et le chirurgien contrôle à l'écran l'avance qu'il réalise progressivement vers le but : on fait alterner les instants de lumière et d'obscurité dans la salle d'opération. Enfin, un procédé mixte consiste à confier au radiologiste la mission de contrôle : le chirurgien opère en pleine lumière, le radiographe regardé par intervalle où l'on en est. Cette dernière association nécessite l’usage d’un fluoroscope dont est coiffé l’observateur.
La première méthode, bien connue, ne peut s’appliquer que dans certains cas favorables ; elle est très expéditive, il est vrai, mais elle comporte aussi des dangers qui en limitent l'application systématique, car elle est anatomiquement aveugle, faisant
PAC TRE aller droit au but sans s'inquiéter des organes importants qui se trouvent sur la route (artères, nerfs, intestin, par exemple). Mais elle n’est pas à rejeter pour tous les cas: les régions finement vascularisées du poumon peuvent l’autoriser, le cerveau surtout lui est favorable car elle permet une extraction rapide avec le minimum de dégâts (rappelons la création du support-guide de Hirtz Eten en vue de cette teclinique).
Nous n'insisterons pas sur les deux premières façons d'opérer qui n’offrent que peu de particularités propres,sauf différentes conceptions relatives à l'éclairage à adopter et que l’on retrouve d'ailleurs sous forme de verres colorés adaptés aux bonnettes fluoroscopiques et dont l'étude est renvoyée à la fin de ce travail.
Il y a quelques points communs à toutes les techniques proposées et nous allons les rappeler rapidement, très connues qu'elles sont :
Le repérage préalable plus où moins rigoureusement précis du projectile à enlever, revérifié rapidement au moment de l'extraction pour déterminer le meilleur point d'attaque et la position favorable à donner au blessé sur la table d'opération (naturellement l’ampoule radiogène se trouve toujours sous la table et est mobile en tous sens, munie d’un diaphragme ‘et centrée pour obtenir un pinceau de rayon normal).
L'orientation du malade est faite de teile sorte que le point d'attaque, situé au-dessus du projectile,