‹ Le guide de l'ame en retraiteChapitre 25 sur 193 · XXVIII COUP -D'OEIL · texte numérisé non relu

XXVIII COUP -D'OEIL

ment précipité dans toute sorte de vices ; et de l’autre, il lui montre comme le Fils de Dieu les porte au contraire au mépris des richesses, puis au désir des opprobres et des humiliations, d’où la vertu d’humilité prend sa naissance. « Et ainsi s'élèvent trois degrés de perfection qu’elle doit embrasser, savoir : la » pauvreté, soit d'esprit, ou même effective et réelle (si la » considération du service de Dieu, et l'inspiration du ciel l'y » attirent) ; l'amour du mépris et l’humilié, qui sont diamétra- » lement opposés aux richeses, à l'honneur et à l’orgueil, ét » qui donnent entrée à toutes les vertus. » D'où l’on peut voir la liaison de la première et la seconde semaine, et combien il importe de s'être bien établi par les exercices de la première, dans la connaissance de son néant, et dans le mépris de tous les respects humains et de toutes les choses de la terre, pour se porter d'autant plus volontiers à l’imitation de Jésus-Christ par les degrés de perfection que nous venons de marquer dans la seconde.

Après avoir préparé et fortifié l’âme contre les attaques et les difficultés de la vie spirituelle qui viennent du dehors, il l’arme et l’affermit contre celles qui viennent du dedans et du fond de la nalure Corrompue, en lui proposant trois classes ou différences d'hommes, dont les uns se contentent des bons désirs de mieux vivre, sans se soucier des moyens de les exécuter. Les autres en veulent bien venir à l'exécution, mais ils ne veulent suivre en cela-que leur propre sens, attirant la volonté de Dieu à la leur, et ne se portant au choix des moyens, quoique bons, que par leurs propres inclinations. Les autres se dégageant de toute affection moins pure et désintéressée, sont également prêts à tout, selon qu’ils connaîtront par l’inspiration divine, ou par la lumière de la raison éclairée de la foi, et instruite par les exemples et les maximes de Jésus-Christ, qu’il sera plus expédient pour le service de Dieu; et c’est en ce rang qu’il lui enseigne qu’elle doit être, ne cherchant et n’admettant autre raison pour se déterminer à quoi que ce soit, que la consi-

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