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champ ; et si vous avez péché , n'ayer pai la témérité de laisser coucher le soleil sur votre péché ; car après la mort vous subirez le jnge-^ ment du Dieu terrible , du Dieu des justices.
3. Ce jugement est auàsi une de vos fins dernières , très effrayante , sans doute , et il faut que vous ayez soin de vous en pénétrer.
Poisez donc que quand vous aurez reiidn l'esprit , cet e8])rit retournera à son Créateur,
He Créateur est votre Dieu , et quel juge plus terrible que lui 7 rien n'échappe h ses regards , personne ne peut résister à sa puissance , personne ne peut se soustraire à sa colère.
11 mettra sous vos yeux tout ce qn*n y aura en de plus caché dans votre conduite, les désirs mêmes et les vues les plus secrètes de votre cœur vous seront rappelés, toutes vos ceuvres seront mises dans la balance , et il les pèsera ;
Et il faudra que vous lui rendiez compte du pins l^r instant de votre vie, d'une parole même que vous aurez prononcée.
Il vous jugera selon vos actions , selon les voies que vous aurez suivies; il enverra alors», par un ordre tout-puissant , votre âme dans lia maison de son éternité,
Jusqu'à ce que votre corps rendu à la- vie se réunisse à elle pour subir avec elle le dernielP et le plus solennel des jugements , et aller en-^ suite partager pendant les siècles des sfècle» son heureux ou malheureux sort.
136 GXm&BH LK IBUNKSSË.
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fliil dont sî TOI» éliei jQgidigBedaboniiear Aiernel , n Dieu tous eavoyak dam le reyattoie Ae sa (ieire et de .M félicité , qaelle s^nU votre joie ! qael serait votre ravissement t
4« C'est encore ici une de vos fins, dernières , dont la pensée et le seovepir ne devraient pas ^ns quitter.
G Gieil qui poarjm exprimer le bonheur dont on jmiit dans ton eaceintel l'ceil dfi l'iiOffliBe n*a rien vo>, son oreille n'a rien evtefido , son Gçeur n'a rien goAté qiii i^roche d^ bi^ns immenses que tu réserves i^ c^we qui aiuont aimé le Sdgneor.
Les ricbesses , les toinenrs , les délices de la terre , les beautés de la nature , les charmes de l'art» n'oSrent rien qui puisse dopoer méoie une légère idée de ta niagoiicence. , ^
C'est dans ton enceinte sacrée qu'est le trône 4u grand Qieu qui ^t le souverain bien : c'est Ik qu'on le possède « c'est là que les saints le voient f l'aiment et le iQuei;^
La douleur, le travail, la tristesse, sont è jamais bannis de tot\ empire ; la &ioi » la soif , n'y ont aucun, accès.
Tes heureux habitants , pleinement rassasiés de l'abondance de la maison de Dieu , saintement enivré du torrent de ses déliioçs , sont au comble de leurs vœux.
Ils n*o^t plus rien à demander, [wc^ qu'ils ne peuvent plus rien désirer.
O f écoa p wne inelbbie, ao-dieMiâ de toM les elkiru de rimaginaiioa des Htortek I
Mon llb ; nti momeot de peines légères dans ce monde petit vous procurer ce poids immense de gloire et de bonhenr dans l^antre.
Ah 1 pensez-y sériensement : pensez à la gloire , pensez à la pahiie , pensez à la couronne qui vous est destkiée dans le Giei , ettoosn'^afez pas de peine à vous faire tontes les fiolenoes nécessaires pour combattre avec snoeès contre le monde* la chair et le démon* pour résister ate tentations , quelque grandes qu'elles soient.
Que Tespoir de mériter cette récompense sni)lime par votre fidélité aux commandements du Seigneur vous remtriisse d'une noUe ardeur pour les observer.
Que cette ardeur et ce saint zèle s'allument ^rtout par Tidée que la perle d'un si grand bonhenr serait irréparable « et qu'elle vous exposerait au comble do malheur ; car vous savez que si vous ne vous assurez pas le Ciel , et si vous ne le méritez pas , vous descendrez inf;|iltiblement , nécessairement même, dans' l'enfer.
5. Voici encore un autre de vos fins dernières qui doit faire pénétrer la crainte jusque dans les plus secrets replis de votre cœur, jusque dans la moelle de vos os.
J/enf^r , moa fils . est le lira des loarmeois , f(f lolirmciits si grands et à horribles, qoe Vm\ n'u hem vu , l'oreiDe ■*! rien eoleodo , le ripni . la chair, Tâme de rhomme n'oot rien iiMfMnr d( fti cruel qui poisse en donner une
u i «oif la filos brûlante , h fidin la plus /i^w^tftitf . il fif r le plus crnd , le feu le plos
>!> Aïoiears à Peicès , sans aoancon soulagement, a , les ténèbres les «> .««..^«H. . 96^cti^ « 3ÉIS complet, l'hor-
v^..-- >i^ ^mwa^ les plos horribles;
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GUIDE De lA JEUIVESSS. 15»
Rappeiez-Yous celte idée, quand le monde, li^chair on le démon , vous soUicUeront an isak
DUes alors en vous-même : Gomment pourm* jj^jiabUer an milieu du feu dérorant » au milieu d^ ses flammes <$t. de ses ardeurs éterneliea?
ft. -Oçi , mon fils, le feu de l'enfer est éteraelt et 4}*€st ici la pliis terrible de vos fins demière^^ réU^mité ; comme elle est anssi^ la plus consoif' lapte et la plus capable de vous inspirer ÙMsainte ardeur pour la vertu.
Bfre. éternellement malheureux, ou éternellement. heureux : souffrir éternellemeDt dans Ten*' fer, sans espérance d'en sortir jamais;
Ou se réjouir éternellement dans le Ciel, sans crainte de jamais voir arriver le terme de la gloire et du bonheur.
Il faut nécessairement, mon bien-aimé, que vous aboutissiez à une de ces deux éternités , et quand vous y serez parvenu » vous y demeurerez toujours : les siècles , des millions de siècles^ passeront , et vous y serez toujours.
Toujours! ô toujours ! ô éternité ! celui qui, pensant à toi , pèche et ne fait pas pénitence , ou est Vraiment un homme sans foi , on , s'H a de la foi , il est certainement sans âme et sans cœur.
Comparez maintenant, mon fils, le plaisir passager du crime avec cette éternité de tortures» et vous vous écrierez sans doute : Rien de (riiid
160 GUIDS DK LA JEUNESSE.
jaM, rien de plus ndtoimaMe que de ftiir, oomioe on foirait lè monstre le plus crad , les délioet trompemes da péché , qai sont la ciwe éfB maax éternels.
Ck>mpare£ les tra?aai de h sagesse , les Hivlences qui sanctifient , avec les jo|es étemeliei , et tons direz : Yraiment les peines 4^ la vertis, les plos grandes afflictions même d'ici^bae , âe sont rien an prix de la gloire suprême qui nott» est réservée dans le GieL
Méditez ainsi» mon bien-aimét médites fréquemment vos fins denuéves » et whs ne p6-* cherez^pas.
De l'humiiité.
1. Vous savez, mon fils, queun^squeje demeurais visiblement parmi les hommes, je me plaisais à embrasser et à bénir les enùnts.
Je m'élevais contre mes apôtres lorsqu'ils les empêchaient de m'approcher ; je leur disais : Laissez venir à moi ces petits entants , c'est à
GUIDfi DK LA JBinnÙSS' t6l
COI di ceax qoi leur reasemUeoicin'appartienl le royaume des Gieux.
Et pourquoi , mon bien-aimé , ai-je montré tant d^amôor et tant de prédilection pour ce» tendres enfants? c'est que les petits enfants sont hombles, et que j*ainie, je bénis, et je me plais à éleYer les humbles.
2. C'est pour cela que , portant des regards de complaisance sur un de ces enfants , je m'écriais : Celui qui se sera humilié comme un.de ces petits enfants sera le plus grand dans le royaume des Cieox.
Malheur, mon fils, malheur au jeuue homme qui, en sortant de l'enfance , perd l'humilité et la modestie de cet âge ! malheur au jeune homme qui , en s'élevant corporellement au-dessus de (a petitesse des enfants , laisse crdtre et dominer l'orgueil dans son esprit, dans ses paroles ou dans ses manières.
L'orgueil sera pour lui l'écoeil le plus funeste, il sera le principe de sa perte; il péchera et fera un triste naufrage.
3. Considérez , mou bien-aimé , les ezem^es que je tous ai donnés, ei appliquez-vous à les imiter.
Je croissais chaque jour en âge et en sagesse devant Dieu et devant les hommes ;
St en quelle espèce de sagesse falsais-je particulièrement des progrès ? eu humilité surtout.'
Ai
Ustimb
paiàfe faire,
dera pas comme un disciple digoe de ses cou* ronnes et de sa gloire.
Soyez donc humble comme je. l'ai été, moi qpi sols votre Sanveor.