O mon ^ ! je sais ce qui vous est avan
lageox : coorbez-vons sons moo joog et portezle tandis que ?oo8 êtes encore jeune » et tous procurerez le repos et le bonfaeur éternel à Totre âme.
Ah ! vous goûterez, lorsque foas serez arrifé aui portes de il mort , t^ombiea il est doux à rbomme d'avoir pprté mon joug dès renfonce.
Mon bien-aimé , ouvrez votre jeune cœur aux leçons de la vertu , et elle vous inspirera une sagesse qui ne vous quittera pas, même lorsque les glaces de la vieiliessè engourdiront vos membres*
Animez-vous à la recherche de ce prédeux trésor, poursuivez-le avec l'ardeur de celui qui cnltivi^ et qui sème , dans l'attente des fruits beoreux qn'il procure.
3. Il est vrai , mon fils , on ne parvient pas sans peine à la possession d'un si grand bien ; mais quand on jouit de ses douceurs, les efforts qnefonafoîts pour l'acquérir semblent avoir pa^ comn^e l'éclair.
La jeunesse , qui se persuade et qui dit que' le chemin qui conduit à la sagesse est trop pénible , est vraiment aussi ignorante qu'imprn- "dente ; la jeunesse qui , après être entrée dans lés sentiers de la sagesse , .«'arrête , est sans âme et sans courage.
N'écoutez point les jeunes gens de ce caractère, .ne vous nssodez pas à eux.
Recherchez au contraire ceux quiconoaissent la sagesse , ceox qai persévèrent consummeQt dans ses voies, jusqu'à ce qn*ib parviennent enfin à la vue et à la puissance du grand Dieu auquel elles conduisent.
Amassez, mon fils, des trésors avec celle vertueuse jeunesse , tandis que vous ètes.voip»même à la fleur de l'âge. Et comment trouverezvous dans un âge plus avancé ce que vous n'aurez point amassé dans un âge tendre 7
U. Ouvrez les yeux , mon bien-aimé , considérez les enfants des hommes. Qui sont parmi eux ceux que vous croyez devoir être sauvés , devoir un jour être des saints?
' Ne sont^ce pas ceux qui , dès l'enfance » ont été élevés dans la crainte Dieu , formés à ja vertu , contenus dans l'observation de la loi da Seigneur?
Qui sont au contraire ceux qui vous paraisr sent marcher dans la voie large qui conduit à.in perdition ?
Ne sont*ce pas ceux qi^i , dès la tendrejeunesse, ont rejeté le joug de la vertu pour se livrer aux désirs déréglés de leur coeur ?
Voyez combien il est malheureux, combien il est amer d'avoir abandonné le Seigneur dès l'enfance.
Ah! mon bien-aimé, accoutumez*vous donc à la vertu dès le plus bas âge , et vous persévé-
G|]U)K DK LA JKUNRSSK. 3i
rem eosQite me one menreilkofle ftciHlé dans ta pratiqae.
Eloignez, éioignez-?oas da mal, de peor qQ*Qiie fois devenu mécham, il ne yods soit très difficile de vous convertir dans la suite , er qQ*âinsivous ii*ayez le malheur de périr dans rioi^ifé.
Ceux qui dès l'enflEUice suivent tes voles de la sagesse , De s'en écarteront pas dans l'âge le plus avancé.
1. Je vous l'ai déjà dit , mon bien-aimé , et je œ puis assez vous le répéter :
Si vous marchez de bonne heure dans les voies de la sagesse , vous les suivrez toute votre vie et dans la vieillesse même la plus reculée.
mon fils ! gravez bien cetto vérité dans votre cœur, et qu'elle soit toujours sous vos ;euz. Ecoutez-moi « et vous en serez eonvainco.
2. Les premières imprei^sions faites sur, une Ime encore neuve s'effacent difficilement; on ne peut rendre la première blancheur aux laines
U GUJDfi DE Là JEUNBSSË.
qtri ont été une kh imprégnée de teinture , et ttfl ^ase oeuf conserve longtemps l'odeur des îpretnières liqueurs qu^on y â renfermées.
Si donc votre âme a été depuis les premiers temps de votre vfe imbue des principes de là sagesse*, elle en conservera Tesprit.
Elle en retiendra les salutaires impressions , comme la laine une fois retient la couleur qu'on lui a donnée.
Le goût de la sagesse ne lui sera pas moins inliéreût que l'est à un vase l'odeur de la première liqueur qu'on y a déposée.
3. Et si .dès votre jeunesse vous vous êtes accoutumé au bien , à la pratique de la vertu , à une vie sainte et dirigée par là méditation de la loi du Seigneur, vous ne ferez que croître chaque jour en sagesse , vous vous affermirez avec l'âge dans le bien et dans la sainteté , et vous^ goûterez enfin dans là vieillesse les fruits précieux de vos premières vertus.
Vous le savez, mon bien-aimé, la vie de l'boisime sur ta terre est une guerre continuelle; mais la jeunesse surtout est le temps des combats.
Si donc vous êtes assez heureux pour surmonter dès cet âge les assauts du démon , voqs pouvez être assuré de vaincre bien plus facilement dans un âge plus avancé cet ennemi de votre salut.
Si vous trioi|iphez.do Satan dès ks premières aitaqaes, soyez persaadé qu'il deviendra plus faible et moins audacieux.
Et si , tout jeune que tous éles , Dieu voit en \OQs un soldat plein de courage , il ne cessera jamais de vous prêter les plus puissants secouhi, il sera toujours avec vous pour yous délivrer.
Plus vos victoires sont grandes et fréquentes t plus aussi il vous favorisera de ses grâces , plus irons vous sentirez fort dans le combat.
h. Oui , vous deviendrez presque invincible , comme Samsbn , si dès Tenfançe vous yoos êtes accoutumé à lutter contre le lion infernal , si surtout, comme lui , vous avez réussi à le vaincre. ^ .
Comme David » vous ne craindrez pas d'attaquer Goliath lui-même, si, comme David , vous avez eu l'avantage de dompter dès l'enfance les lions et les ours.
C'est-à-dire qu'il ne vous restera presque plus rien à craindre , si dès l'enâiBce vous avez su vaincre vos passions.
Si à cet âge vous vous livrez à l'étude et i la pratique de la sagesse , elles vous procureront dans la suite le repo» le plus délicieux , la jme et le bonheur le plus complet
Oui, votre première sagesse sera pour vous ua bouclier qui résistera à tout et vous mettra à couvert de tout.
:iO <fl}N)8 Bfi LA JEUNESSE.
Elié sera pour vous un ipndemerït solide qui voos rendra ferme et inébraulaUe dans la f eriu.
5< Imitez , mon bîen-aimé , Tadmirable Joseph , fils du patriarche Jacob.
Il fut juste dès le bas âge, el il eut , à cause de ses vertus , plus de part que ses autres frères Il la tendresie et à l'amilié de son père.
La prédilection de Jacob pour ce Joseph le rendit odieux à ses frères; mais ce vertueux enfont sut supporter avec patience et égalité d'âme leur envie.
Parvenu à un ^e plus avancé . il denieura chaste au milieu des plus grands dangers ; enfermé itajustement dans une obscure prison , il en soiliint Tennoi et les rigueurs avec la tranq«|iUiié et le courage des saints.
Passant ensuite d'un état aussi dur et humiliant au faite de la grandeur et de la prospérité , il ne s'en enorgueillit point, il n'oublia pas le Seigneur, et. ne tira aucune vengeance de l'envie et du crime de ses frères.
: Il persévéra dans sa première sagesse et dans. 4a crainte du Seigneur jusqu'à l'âge de cent dix ans.
Il mourut enfin chéri de Dieu et des hommes, et sa mémoire n'a cessé et ne cessera d'être en bénédiction parmi eux.
Imitez, mon bien-^imé, rheoretix et digne
Tobie. Toat jeime qu'il était » oo ne le voyait rien foire qui ressentît l'enfonce.
Et tandis qae tous ses compatriotes allaient adorer le ¥eau d'or» lui , fuyant leur dangereuse société , allait à Jérusalem dans le temple du Seigneur pour y adorer le Dieu d'Israél.
Tout jeune qu'il était « on le voyait observer la loi du Seigneur avec une fidélité sans égale ; dans la captivité qu'il partagea avec ses frères , 00 ne le vit jamais s'écarter de la religion et du chemin de la vertu.
Les autres se permirent de manger dos vfon* des défendues dont les gentils faisaient usage i pour lui , il conserva son âme pure et ne se souilla jamais en mangeant de ces mets proscrits.
Il visitait tous ceux qui étaient comme lui en captivité , il leur donnait des avis saluuires.
On le voyait s'occuper sans cesse à procurer des aliments k ceux qui souffraient la faim , des vêtements à ceux qui en manquaient , enfin la sépulture aux morts.
Privé de l'usage de ses yeux , il sut supporter l'aveuglement avec une admirable patience. Car ayant toujours craint le' Seigneur dès la plus tendre enfonce , et s'étant appliqué constamment à l'observation exacte de ses commandements ; il ne se plaignit pas même au Seigneur de ce qu'il lui avait envoyé cette affliction.
Guide de ta Jeunesse, 3
Uni ■ pcffiéféni dm b cnsBÊB &t Mra « fcodm fficB ^ ce père îiiliMiiifot fcoo , Uns les joon de sa m^
Fvf am à l'âge de mixante ans , il recomm b foe » ec passa le reste de sa vie dans one joie sainte qœ An procnraîent b crainte et Fanioar deDieo qui aogmentaioit en lui chaque jour. Il rnoomt enfin dans les doocenrs de b paix de Dîen.
Yoyez , mon fils , combien sont henreox ceux' qoi dès leor jeunesse s'appliqoent à mener one Tîe pore et sainte , ceax qoi dès Tenbnce marctient dans b voie des commandements do Seî^ gneor. Yoyez oà conduisent les saintes faâbitiides quand on les a prises dès râgf. le plus tendre.
Yofez et imitez avec empressement les beaux modèles que tous venez d'admirer.
vm
Combien il est difficile à ceux qui ont passé leur jeunesse dans le crime de se convertir et de devenir bons.
1 . Ecoutez , mon fils , ce que disait un de mes prophètes : Toyez les Ethopfeûs, Ils ne
GUIDB DE U JEUNESSE. 30
peuvent changer la couleur de leur peau ; voyez les oiseaux , ib ne peuvent changer les variétéi de leur plaiiiage.
O vous qui vous êtes abandonné au crime , comment pourrez-vous donc désormais embrasser le parti de la vertu 7
Gomment pourrez-vous donc devenir bon , mon bien-atmé , si vous avez été méchant pendant le cours de votre jeunesse ?
Vraiment il n'est rien de si difficile que la conversion d€s jeunes gens vicieux et corrompos ; lenra iniquités » dont le poison a pénétré jusqne^n». la moelle de leurs os, demeurent avec eux , les suivent souvent jusque dans le tombeau , et le feu de leurs vices ne s'éteint que par le souffle de la mort.-
C'est sans contredît on des plus grands miracles de la divine miséricorde, qu'un jeune homme qui s'est, dès son enfance , livré à ses passions déréglées, qui les a nourries ^t fortifiées par l'habitude 9 se convertisse et quitte le crime.
C'est là,' certainement , une victoire qui demande les plus violents combats et les plus généreux efforts ; c'est un triomphe auquel on ne parvient qu'avec un courage vraiment héroïque, qu'on ne remporte qu'en faisant les plus grands sacrifices.
£t comment œh , me direz-vous ? Mon fila, écootez^moi , et vous en conviendrez.
— — — n^— Il . ' I ■ — I I I m I > »
2. Pourquoi dit-on qu'il faut remédier au and dès son principe ; c'est parce que » quand le œai csi invétéré, et qu'on lui a laissé prendre chaque jour de nouveaux accroissements en le négligeant , il est trop lard pour en entreprendre^ la guérison.
Or, vous savez que le vice s'enracine chaque jour jàe plus en plus , vous savez que les mauvaises habitudes se fortifient et prennent à chaque instant dé nouveaux accroissements.
Il est facile d'éteindre d'abord une étincelle ; mais lorsque cette étincelle a allumé un graad feu,, il est presque impossible de l'étouffer.
Vous vous livrez à vos passions, vous contractes bientôt l'habitude du crime , vous n'avez pas le courage de vaincre celte habitude : bientôt elle consomme la perte de votre âme en la plongeant dteos l'endurcissement et l'aveuglement.
3. Mais, dites* vous , quoi qu'il en soit< jo pourrai toujours me convertir, car rien n'est impossibre avec la grâce du Seigneur," et a veb son secours il u'est diflSculté si grande qu'on ne puisse vaincre.
Cela est vrai ; mais croyez-vous que Dieu sera 4ispôsé à venir â votre recours , à vous favoriser de ff&i grâces de choix , de ses grâces spéciales , lorsqu'il aura longtemps été outragé par vos crimes et par vos révoltes? Pourquoi non , diteavousî -
Et moi je Yoitt dis : Dieu donne sa grâce au serritetir fidi^e qui sait en tirer do fruit ; mais loin de l'accorder au serviteur infidèle et pares^ seox , il la kii retire.
Le méchant senritenr, le serviteur impie au* raft-ii donc droit d'attendre des secours particu-^ liers de sa part 7 s'il y comptait , ce serait sans doute la plus grossière des illusions, la plus dangereuse des présomptions.
O jeune homme qui vivez dans le crime, sachez que le Seigneur ne satisfera pas vos vains désirs , quand le jour auquel vous remettez votre conversion sera venu.
Tous désirerez cette grande grâce qui chaàge les cceurs et les purifie » et vous ne la recevrez pas.
Oui , craignez qu'alors vous ne vous adressiez sans succès, comme Antiochus, au Dieu des injustices ; craignez que vous ne lai demandiez alors misévicorde sans l'obrenir de sa bonté.
k. Si vous continuez de pécher dans votre jeunesse , vos passions se fortifieront , la grâce diminuera / le démon se rendra de plus en plus mattre de votre cœur.
Et si vous trouvez qu'aujourd'hui que vous jèuissez de l'ardeur et de la vigueur de l'âge , et que le déinon est moins puissant à votre égarjl , il vous serait très difficile de secouer le
42 GOim m LÀ JEUNESSE.
joag du £(erpent infernal , comment tous affiran^ chhrez-voos de sa tyrannie quand vous serez plus faiMe , moins secouru et peut-être abaiw donné de Dieu , quand le démon sera devenu plus audacieux et plus fort par Tempire que vous loi aurez laissé prendre sur vous?
Craignez , craignez qu'alors il ne vous entraîne de crime en crime , d'abime eu abimè» et qu'il ne vous précipite enfin dans le gouffre de renfer, la mesure de vos^ iniquités étant à son comble.
5. Si après avoir bien considéré ces vérhés vous vous faites encore illusion» mon bien^-aiiué; si TOUS pensez encore ijue la conversion de celui qui a passé sa jeunesse dans le crimç n'est pas aussi difficile que je vous i'ai dit , prêtez encore un moment l'oreille et écoutez l'eypéncnc^ que fit Augustin de la difficulté de se convertir quand on a mal vécu dans ta jeunesse.
Augustin fnt méchant dès la plus tendre ei^ fance , indocile , désobéissant , menteur, paresr setix , éperdument adonné an jeu et au pjaisir.
Tout ce qui ressentait la vertu et la sagesse l'ennuyait et le dégoûtait ; il était porté à tous les vices , il recherchait avec empressement lout ds qui pouvait flatter ses passions.
Il vécut ainsi jusqu'à l'âge de seize ans , eor suite il se poru à des excès plus monstrueux encore, il se livra au crime avec tant de fureur.
GUJDË DE LÀ i£UNKSSE. /i;i
qu'il rougissait de*ii'êlre paslç (dus iDéciiimi« le ploa pervers » le plus scélérat de tous les jeunes gens, le chef même de tous les impies et de tous les liberiius.
Ce fut alasi que l'oisiYeté de sa ?ie « et les mauvais exemples des jeuues gens vicieux, l'es: traînèrent de crime en crime jusqu'à l'âge de dix-neuf ans.
Puis, rentrant en lui-même et profondémeàt touché des désordres de sa vie , il commença à mépriser les choses de la terre et à soupirer avec une ardeur incroyable après les biens de la grâce et du GieL
Qui alors ne se fût persuadé qu'Augustin n'était pas siucèrement converti , ou qu'au moins il allait décidément et absolument se convertir 7
Mais voyez , mon Gis, quel est l'empire de. la mauvaise et ancienne habitude.
Elle élôuffa dans Augustin toutes ces . bonnes et excellentes dispositions , et les rendit 9bsolument inutiles et sans effet.
Il se livra donc de nouveau à tous ses pr^ miers crimes , et vécut encore douze ans dans les mêmes excès qu'auparavant ; et plus méchant même qu'alors , il devint hérétique.
Ayant atteint l'âge de trente ans , Jl s'occupa derechef dç sa conversion , il y pensa sérieusement. Mais que combats, que de violences n'enl- 11 pas à faire pour l'effectuer !
44 GOin M LA JBimSSC.
Il h dilHn eaoore pcadât don a» , catAmmKA UMJoors de fine Ans les mêmes dter-
Après ces deux ans révolos , méditant de iMNnreaa la nécessité de se conTertir , il renonce d*abord à ses errenrs , il qnîtte l'hérésie.
Ayant ainsi goéri son esprit , il sentait qii*il lui restait encore à vaincre et à dompter sa.tokmlé. et son ccenr.
Mais les liens de ses passions et de ses man- Taises habitudes étaient devenus si forts qne les briser et les rompre était h ses yeux le plus cruel des tourments ; il lui semblait iipposnble de renoncer à rinfame volupté.
Enfin sa conversion fut si diflBcile qu*il ne put se déterminer à céder ni aux remords puis* sants de sa conscience, remords qui l'aVs^ent inutilement tourmenté pendant Tespace de quinze ans , ni aux prières et aux larmes de sa sainte mère , ni aux avis et aux représentatkms des gens honnêtes et sages , ni aux tendres instances de saint Ambroise en qui il avait une entière confiance.
Il ne fut converti que par un miracle extraordinaire , par une voix dti Ciel même , qui lui cria ; Prenez et Usez; ce ne fut qu'à ce coup frappant de la grâce qu'il se rendit
6. O que la conversion de ceux qui ont passé leur jeunesse daits le crime est donc dlflScile !
6U1D& DE LÀ JKUKESSE. 45
De semblables oonTersions sont très rares , mon bien-aiiné ; elles ^ienoent vraiment da prodige.
Voyez donc combien est téméraire le jenne homme qoi dit dans son- cœur :
Tandis que je sois à la fleur de Tâge , je veox jonir de la vie et me livrer à mes passions ; qpnnd je serai parvenu à un âge plus mûr, quand la virillesse me rendra plus sage , je me convertirai et je retournerai au Seigneur.
Loin de vous , mon fils , un tel excès d*improdence , de folie et d'impiété.
U n'est pas extraordinaire que Dieu panisse de mort les
jeunes gens qm Tivent dans le désordre.
1. Vous savez » mon fils , ce qui est écrit de cette vigne choisie que mon Père avait plantée avec tant de soin, et qu^ii avait entourée de haies avec tant de précaution.
Il avait donné à cette vigne chérie tousl^ soins qu'elle pouvait attendre du meilleur des maîtres.
Mon Père s'attendait à ^tre payé de ses «oins par les meilleurs fruits ; mais , hélas I la vijgne ue lui donna que des fruits amers.
46 aUlD^ DE LA JEUNESSE.
Justement irrité de riogmitnde dé cette fi* gae • voici , dit* il , comme je vais la traiter : , 'te détroirai la baie qni fa garantit, et on y entrera de toutes parts pour la ravager ; je ren-^ verserai sa muraille, et elle sera foulée aux pieds : elle sera désormais une terre inculte et déserte.
Non , on ne la travaiUerit plus cette vignemaudite, on nelaf taillera plus, les ronces et les é|»nes y croîtront , et je défendrai au eiel même de l'arroser de ses pluies.
Comprenez-vous; mbn fib, cette parabole?
Vous appartenez à cette vigne , vous êtes un de ses ceps cboisis.
Mon Père attend de vous de bons fruits de vertu et de sagesse : et si au contraire vous portez de mauvez fruits d'Iniquité , il est certainement à craindre pour vous qu'il ne vous abandonne, qu'il ne vous maudisse , qu'il ne vous frappe dans sa colère.
Vous savez ce qui est encore écrit du figuier qài était planté dans fa vigne de nàon Père } il ' vint chercher du fruit sur cet arbre, etn'ea trouvant point, il dit à celui qui cultivait latKgne : Coupez ce figuier, et ne le laissez plus occuper inutilement la terre.
2. Plein de patience , de bonté et de uiiséii-** corde, je soUidte des trêves , j'obtiens des délais de mon Père.
Je le prie de permettre qu*od épargne' le fi->
GUIUE m LA JEUNESSE. 4?
gBÎer, qu'on aueode encore, espéranl qa'éafin ilporteiada froit.
Pendant cet intervalle » je cnllife moi-même la terre aatoor de cet arbre , j'y porte de l'engrais ^ et je dis à mon Père : Si, après ces soins particuliers qne je lui donne , il continue de ne pasprodoire » fous ordonnerez enfin qu'il snil eoupè.
Quatre années s'écooleni » le figuier demeure (oiqburs iofruclneux , et il est enfin coupé. , Ces qimtse anoéi» sont , mon fils » la ^ve de votre jeunesse, ^oyez 4onc à quel dangsrvoas xous exposez si , pendant ce temps si pré^ cienx t ne (aisant point de progrès dans Ja vertu, vous ne portez point de fruits , ou si , vous lîvram au crime » vous ne portez que des fruits morts.
S. Mon Père est , à la vérité , tin Dieu tnfir i&eot bon, mais, il est en même" temps un mai^ trç sévère; il est le juste souverain Juge.
Graîgncz-Je , mon^ fils , craignez-le ; ce n'est pas rare qu'i) abrège Ijbs années des. jeimes gêna qoi s'abandonnent au crime*' Oui, souvent U faiifM^ei* leurs mains criminelles, et trancbe te fil , de leon) jours ayant qu'ils soient parvenus à b inatttrité de Tâge.
Q'est ainsi qu'il a traité les .fils du patriarche jQda , ceux d'Héii et ceux de David.
(«'est ainsi qu'il a traité le roi Ocbezias qui ^
48 GUÏDK DE LÀ JEUîTESSE
gfnni coDMiieiicé de régner dans âa jcnnessé qu'il souillait par le crime, ne demeura qu'un la sur le tr&né' , et fut frappé de mort dans son iniquité.
; G*est ainsi qu'il a traité Amon qui » ayattt de même régné dès Page le plus tendre , tint tine «enduite impie ^ et ne fit point pénitence. An bout de deux ans il fut tué par ses senritencs, et nionrnt dans son péché. .
C'est ainsi qu'il a traité Joadiim qui, après •voir régné onze ans dans sa jennesse et les avoir passés dans le crime, mourût dans son iniquité.
Son cadavre infect , portant les marques de la vengeance divine, fut laissé sans sépulture , et jeté avec horreur hors des portes de Jérusalem.
€'est ainsi qu'il a traité le roi Sédédas qui , ensuite d'un règne de douze ans , fut , en pnni« tîon des crimes de sa jeunesse, livré à Nabncbodonosor^
Ge prince lui fit crever les yçiix , et il fbt -entraîné p9fs son ordre en captivité à Babylone , où H nionrutde la manière la plus maUteureâ^e, accablé de misère et ^chargé d'iniquités.
4. Dieu , toujours terrible dans ses vengeances , trailerail-il avec moins de rigueur s^ujottrdliuî le libertinage et les vices de certains jeunes gens ?
vAh! mon bien-aimé^ combien n'en voyez-
GUIUE m LÀ IRUM£SS£. 40
VOUS pas toas les jours être enlevés par une mort subite et prématurée !
Geloi-ci par un coup de sang , celui-là par le fer d'un assassin ou d'un ri?al ; l'un par la foudre , l'antre par le naufrage, par mille autres accidents.
C'est ainsi que se venge un Dien irité de leurs révoltes et de leurs mépris ; c'est ainsi qu'il £dt éclater sa fureur contre eux.
5. ^e pensez cependant pas que Dieu punisse comme ses ennemii» tons ceui qu'il fait mourir daos la jeunesse.
Il est , mon fils , des jeunes gens vertneni dont le Seigneur abrège aussi les jours pour les attirer à lai » parce qu'il les aime.
Il en est- parmi ceux-ci qu'il veut récompenser de bomie heure , d'autres qu'il veut retirer du milieu des dangers de ce monde, de peur iim' sa corruption ne les gagne et ne les pefvipstisse.- ■ .'-r^i^^.
Que vous seriez heureux , mon hiéMàt/^fÊt vous méritiez d'être ainsi retiré de«bontfirMP!H de cette vallée de larmes ; si vous étiez appèllHii promptement^i jouir des récompenses immenses que Dieu vous prépare I
Hais craignez souf erainement d*êlre du nombre de eeux que Bleu punit d'une mort prématarée, à cause des iniquités de leur jeunesse,' de ceux qui, avant le milieu de leurs jours, sont ensevelis dans l'abîme de l'enfer.
ôO GUHW DK LA . J£UN8SS£.
1h Taveuglement et d% Tendurcissement des jeunes gens ^i virent dans le «rime.
1, Si la pbi9 tendre, des mires voyait moiurlr un fils unique » qq fils (pi'elle aimerait plus que jamais mère o'a aimé , quelle serait sa désola* lion I quelles 4armes amères elle répondrait I
On l'entendrait , aans doote , dans sa pro* fonde affliction, s*écrier comme autrefois David : QujB ne suis-je mbrie en votre place^, Ô moa. fils I et que ne puis-je en mourant vous ramer uer à la vie I
4lais , mon iMen-aimé , l-aveu^^ement et l'endurcissement d'un homme quelconque est on malheur bien autrement déplorable que la. mort d'un fils unîcyie. ^
Ua mort n'est privé que de la lumière temporelle; mais un aveugle spiritud , un endurci • est privé de toute disposition au bien ; il est devenu^semblaUe aux animaux les plus stnpides , il ne ÇQOçoit plq»; il ne sent {rfus rien dans l'ordre de la grâce, il ne goftie pMis ce qmJà rapport à Dieu. ,^ .
GOtfiE Dt U JEUNESSE. 51
£t p^Fsooae se peut le réferoier et le reoflra mèilleDr, parce que le Seigneur le méprise et le rejette*
L'endurclsseDMBt et l'uTeogleinent. sont donc les pins grands de tous les inaux , parce qu'ils ne kiaaent presque- aucun espoir de pénitence et de conversion , parce qu'ils sont un objstade presque^ insurmontable à ia goérison du pé-^ chèor.
Or, c'est là l'abtaie. affreux auquel conduit ordinaireaieiit l'iniquité de la jeunesse ; et voua tomberez vous-même dans cet abîme si vous ne craignez pas^de mener à cet âge une vje4icen€ieii8&
- 2. Considérez , mon bien^aimé , les jeunes gens qui se livrent k leurs " passions dfk*^lées « qui vivent selon la chair, qui s'abandonnent k l'iniâmê' volupté.
9e s0nt*ce pas ceux-là qui méprisent la sagesse , oublient leur salut , chancellent dans la foi, ne rentrent point en eux-mêmes, méprisent tous les bons avis qu'où peut leur donner!
Ne sont-cè pas cèux'-là qui se font gloirede dé(»avation , qui méprisent la décence ^ la pu<^ deur, la modestie, kr{»été de leurs vartneuxcon-p disciples?
Ne sont-ce pas ceux^à qui s'éfangnent Abs sacrements qui les purifieraient et les sancti^ fieraient , qui ont la prière en aversion , qiii
$t GCfM Di U JiniIâSL
frfott le ttÊÊikt M h pmfe di Din ^m ▼
n s'ott daw l'eqirit, d»s le ccvct dm^h bo^cbe qae rimqiiké et fa IkeMe.
n tOBt entiéffemeai pkMgés daae le* plmM o ing è ae i , comme lee anîman les ph» ÉBaoBdcf le loat daM fa tege fa plos dégoAiuiei .
Les traits deb mort ne les trosUent peiM« le fer roogeor et le feo de l'eafer neles ciB r aict ptriat : fa croix de Jésos-Christ ne les tovdie fNHOt ; rien ne les attire à h péeltenee : ib oit oa cœur de pierre.
Qoi poorrait, mon bien-aimé, compter h nombre prodigieux de ces jeones gens oonmiipos qoi, ayant passé leurs années dans le crime, en sont fennsli ce point d'afeoglement et d*eBdorcissement 7
5. Aogostin ent ce malheur, et ¥oicî comme U dépeint lui-même , en gémissant , ce déplomble eut
Des brooilfards épais s'élevaient de fa booe de mes passions ; ils obscurcissaient mon cceur ;
Et ce cœur aussi faible qu'il était jeune se livrait à tous ses désirs déréglés, se plongeait dans ses plus honteux excès.
Le bruit que faisaient les chaînes de mai mauvaises habitudes étourdissait mon âme ; je m'éloignais de plus en plus de vous, Seigneor, et vous le souffriez et gardiez le silence.
GUIDS DE LA JEONESSE. 53
O mon fib I que le Oieo toot-piiiflsaDl tous fane la grâce de fuir dès la plaa tendre jennene le péché comme vôos foiriez le ploa affreux des monstres , de penr qne ce péché » lorsque vous y serez Ihrré» ne donne la mort à Totre âme.
Ct qa'ensoite celte âme malheureuse ne demeure sans vue , sans entendement , sans sentiment; ne demeure aveuglée et endurcie dans ce monde,
Et que dans l'autre elle n'ait etfin le malbear d'être livrée aux démons , pour être éternellement la proie de leur fureur.
Les crimes de la j^esse sont aouvent un obstacle aux bénédictions temporelles et à prospérité de la vie présente.
1. EK vain travaillerez- vons, mon fils, à vous procurer les biens de la terre , si le Seigneur né vous les donne lui-même ; en vain vous efforeerez-vous .d'acquérir ce qne vous n'avez pas, et de conserver ce qne vous possédez, si le Seigneur n'y met b main« * Votre sort est entre les mains de Dieu , mon
« vus t^£>- icCisiav w -«fr-
âb
GUIIffi DE LA JKUNESSE. 55
J'élôrerai ceux qai m'hoflorent , ec j'abaisserai ceux qui me méprisent
Laiimille d'Héli fat donc exdae do saint ministère » à caâse des péchés dont les enfants de 'ce grand^prêtre s'étaient rendus coupables : le Seignèor les rejeta et ne Tonlat plus qu'ils exerçassent les foQctîons du sacerdoce.
SafU , pour avoir négligé les ordres du Seigneur et a?mr violé ses lois , fut également rejeté de Dieu , et cessa d'être roi d'Israël ;
Tandis que, s'il eût éié fidèle , son règne ei)t été perpétué , et ses enfants se fassent assis sur son trône^
Vous voyez , mon blen-aimé , combien vous êtes intéressé à fuir le mal dès votre jeunesse ; vous voyez combien il vous importe d'aimer et d^oliBerver la loi de Dieu dès vos plus tendres aonéesi
Si vous êtes fidèle , sage et vertueux , le Sel«^ gneur qni peot, quand il lui platt, élever et enrichir le pauvre ; le Seigneur qui ne refuse jaman ses faveurs h ceux qni persévèrent dans Tmiiôoence , ^ne manquera pas de vous combler de tofrte espèce de bénédiction&
Mais si vous étiez méchant , rhumiliation , la confusion , la perte de vos biens , la pauvreté , la misère, seraient des fléaux auxquels vous devriez vous attendre , parce que le Dieu que vous offenseriez et que voiis outrageriez est le Dieu des vengeances.
56 GDIDR D£ LA JEUNESSE.
Il est bien vrai que ce grand Dieu étant éternel et ayant le temps de se venger pendant les siècles des siècles, supporte souvent avec patience les iniquités , et ne punit pas toujours en ce monde ceux qui se livrent au crime.
Il est vrai qu'étant le Dieu qui sonde les reins et éprouve les cœurs, il permet aussi gueiquefois que Satan aflOiige ses élus et les réduise à 4a misère , comme il le Gt au saint bomade Job , pour laisser à la postérité l'exemple de sa patience.
Cependant ce souverain Seigneur a des bénédictions temporelles toutes particulières pour les hommes justes et droits t
Il a des fléaux temporels qu'il répand assec ordinairement sur les méchants.
' Efforcez-vous de mériter ces bénédictions en vous adonnant à la vertu et à la ss^esse,- ti craignez d'attirer sur vous ces fléaux par le crime.
M'oubliez jamais , mon biea-aimé , Texenif^ de cet enfant prodigue qui , après avoir véoo dans le désordre, fut réduit à garder les airi« maux les plus vils , et à s'écrier qu'il mourait de faim.
L'ennemi du saint , qiii est le démon, ne cesse de travailler à la perte des jeaaes gens.
1. Malheur à vous, vous qui êtes encore jeone! inalbeur à vous » parce que le démon est descendu aupr^ de vous piein de rage et de foreur.
Yonlànt autrefois perdre tout le peuple du Seigneur, il sucera à Pharaon de faire jeter dans un fleuve tous les enfants mâles des Hébreux.
Ne 'respirant aujourd'hui que la perte du peuple chrétien » il s'efforce de la procurer par la corruption de la jeunesse.
2. Il 80 dit h lui-même , cet ancien serpent : €ette nation est l'héritage que le Seigneur a donné à son Fils unique, pour qu'il en soit adoré et servi :
Allons!» et faisons en i^rte que ce peuple , qui devrait glori&er Jésus^Cbrist , le déshonore et rontrage ; ce Dieu sauvebr rejettera son héritage , et uottft nous* en emparerons
Si je réussis à pervertir les jeunes gens , ils
60 GDIDB DB U JCaKESSB.
De la vraie sagesse.
1. Que voos serez hcoreox , moo fils « si vous trouvez Ja sagesse I elle est iofiniment plos précieuse qne l'or et l'argent , qae tous les trésors : et les fruits qa*ello produit soot d'oo goût et d'une beauté ravissante.
Oui , elle est préférable à toutes les richesses , et tout ce qui peut ici4)as exciter les désirs de l'homme n'est rien auzprix.de sesdélicesL
D'une main elle répand sur ceux qoi ont le bonheur de la posséder la santé et la longaear de la vie, de l'autre elle verse les richesses et la gloire.
Toutes les voies par lesquelles elle conduit sont charmantes, et ses sentiers sont les sentiers de la paix.
Elle est l'arbre de vie pour ceux qui la possèdent ; elle comble de joie ceux qui portent son joug.
2. Je sais , Seigneur, que la sagesse est préférable aux royaumes et aux empires ;. je sais que les richesses nç sont rien au prix des- biens ineffables qu'elle procure.
GUlbK DE LA JKUiXESSK. Gl
Je sais que, si j*ai le bonheur de la posséder, elle sera la irie de mon âme ; je marcherai d'un pas assuré « ferme et constant dans vos Yoies , et mon pied ne trébuchera point dans ma route.
O mon Dieu I de qui vient toute sagesse , vous avec qui elle habite de toute éternité , ouvrez les yeux de mon âme , afin que je la voie et qae je la connaisse.
Epseignez-moi le lieu où se trouve cette pierre d'un prix infini , ce trésor au-dessus de tous les trésors; que votre vérité me conduise à ce lieu caché 9 et me le âusse enfin découvrir.
Car je vois , Seigneur, qu'un grand nombre de jeunes gens se trompent , se flattant d'avoir la sagesse en pansue , tandis qu'ils sont les jouets des vanités et des folies d'ici-bas.
Us se persuadent que la voie qu'ils suivent est la voie droite, tandis qu'elle n'aboutit qu'à la mort et à la perdition.
Ne me livrez pas , ô mon Dieu , comme ces pécheurs, comme ces jeunes gens adonnés au crime ; ne me livrez pas à rarement de mes pensées et de mes désirs, et ne permettez pas que je me trompe et que je périsse avec eux.
Ouvrez mes paupières et faites briller votre lumière à mes yeux , afin que je ne m'endorme pas comme eux du sommeil de la mon : apprenesi-moi quelle est la vraie sagesse , et je chanterai vos louanges. • .
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3u £0IRlt£IHDH, BMfik, elSÙrClH
dés k pi» mdre jeHaK, edwii ra, b ngeiae, et ette «la voire pvups daai la TîaDene la filiv reoBlèe.
^rarcz mes paraki da» votre œv, et ae lo •■falîez jamaîi.
La crainte de Dieo ett li wiaSeanMe, et b foiie do péché la friie prudence .
Oui» moii bîea-aiiiié, craîgoei lenavenio Mailre, ofasenrei ks oommandeaieBts, et lOBS serex fraîmeot saga » vramiem pradcat
Eo quoi, moo ils, coBsûtaît la aagesaede Tadmirable Suzanne? n'éuit-ce pas dans la crainte do Seigoeor? ne fnt-ce pasvetle citfnte qni loi inspira de répondre aux InGUnes neilaids qui voolaienl la sédoire :
Il Tant bien mieox périr de Toire main » en conservant mon ionocoice* que de pécher sons les yeox da Seigoeor ? et elle ne se prêta poiatjt à leors honteuses sollicitations.
La crainte do Se^enr fat également tonte la.
sagesse de ce vénérable Eléaxar qoi , soIHciié de manger des viandes déiendoes, refasa de le faire, et se voyant condamné au sopplice, 8*écria en gémissant :
Seigneur, aux yeox duquel rien n*est caché , vous voyez que, pouvant me soustraire à la mort, je souiïrc néanmoins les peines les plus cruelles I mon cœur, ô mon Dieu , est rempli, de votre
GUIDR DS LA JEUiSEfiSE. G3
crainte , et c*est par votre crainte qoe j'endare volontiers ces tort ares.
Ce fat dans ces sentiments qn'expira le saint vieillard » laissant non-seulement à la jeunesse , mais k tonte la nation , a?ec la mémoire de sa mcM't , l'exemple d'ane vertu et d'une constance à tODte épreuve.
Le saint homme Job n'eut de même d'antre sagesse que la crainte du Seigneur, lorsque, rédaît à l'état le plus déplorable , il s'écriait :-Le Seigneur me l'avait donné , le Seigneur me l'a enlevé : qoe son saint nom soit béni f
Lorsque , dans ses plus grandes douleurs , il ajoutait : Si nous avons feçu les biens de la main du Seigneur, pourquoi n'en recevrionsnous pas également les maux?
Ainsi , parce qu'il craignait le Seigneur, ses lèvres ne péchèrent pas dans le cours de son affliction.
La crainte* de Dieu fut aussi la sagesse du vertueux Tobie; ce fut elle qui le rendit si patient dans l'adversité, et lui inspira cette vive horreur du péché qu'il ne cessa de manifester, gt^r-
Yoyez , mon bieja^aimé, avec quelle fidélité ceux qui craignent le Seigneur observent ses coinmandeinenis ; voyei comme Qstte crainte les remplit de la vraie sagesse. ,