Seigneur, Père infiniment bon^ qui donnez
6ê GlflfiC DC Là iEC!(lSSI.
l'isteifi^eace avz e^uis , je recou» , d'aprts lùB leçons, que Totre arainte est b vraie s^ECBK.
Mais je sab, 6 moa Dieo ! que celte craiiife est on de tos doos ; et si personne ne peut Tob* tenir sans qne Tons Ten graiifiiei* ooauneoi ponrrai-je la concefoir de nioi-4nême, moi dont tonte la faiblesse Tons est connue , nxM qni , ^ raison de ma jeunesse, ai encore si peu de hmiière et de capacité?
O Père céleste! tendre Père de qni irient tont don parfiàt, accordez-moi ce don si précieux, donnez-moi lotre crainte , qu'elle pénètre mon cœnr et ma chair.
En¥oyez-la , celte sainte frayeur, du haut do trône de votre majesté suprême dans l'âme de votre enfant; qu'elle soit avec nioi, qu'elle travaille avec moi , qu'elle me rè^ dans mes actions , qu'elle dirige mes pas dans la vme droite qui conduit à vous.
De l'amour de Dieu.
1. Vous aimerez le Seigneur votre Dieu , mon fils 9 vous l'aimerez de tout votre cœur, de toute voire âme et de toutes vos forces.
GUIDI 1» LA JEUNER. Gâ
Voilk le premier et le plus grand des coin* mandementi^, et si tous ne IN)i»enrez pas Yons demeurerez dans la mort.
2. J*ai entendu YOire yoIx , ô grand Dieu t je sais que fous me faites une loi aussi sainte qu*a- Ttatagense de vous aimer.
Mais permettez-*moi , Seigneur, de vousadres'* ser h parole , quoique je ne sois que cendre et pooisière.
Qui suis- je, ô mon Dieu! pour que tou»
YooUez éire aimé de moi , pour que vous m*ordonuiez de vous aimer 7
Tous m'ayez lait pour vous , Seigneur ; mou cceur ne peut trouver de trai repos qu'en tous; et tous me dites : Vous aimerez le Seigneur votre Dieu»
Ah I je vols , grand Dieu, combien vous nous aimez vous-même; je vois avec quelle ardeui* vous vouiez que nous soyons heureux : notre bonheur est dans votre amour, et vous me commandez cet amour pour me forcer de parvenir au vrai bonheur.
Vous m'ordonnez de vous aimer de tout mon cœur, de toute mon âme, de toutes mes forcés. OfaI qu'il est juste, qu'il est raisonnable de vous aimer ainsi!
Sans doute il est juste d'aimer par-dessus to«ites choses ce qui est infiniment meilleur que tontes choses : et vous, 6 mon Dieu ! vous êtet
la souveraine bonté , la^lxmié qui aorpasae infiniment toute bonté oréée » toujfe beauté, toute gleice, tout honneur, toute puissance, toute dignilé;
Toute sdence, toute intelligence , lonleaies richesses, tous les arts, toute joie, tonte allégresse (
Toute réputation , toute louange , toute doit-* eeur, toute consolation, toute espérance , toute promesse , tout mérite , tout désir t
Tout don , tout présent, descendtt-il de vouamême, tontes les délices enfin que le eœor humain peut ressentir et goûter.
Non , les anges eux-mêmes , Jes archanges ^ toutea les choses du Ciel et de la terre , toutes tes choses visibles et invisibles, tout ce qui n'est pas fous, n'a rien qui soit comparable à votre bonté.
3. Vous seul, 6 grand Dieul mon créateur, mon rédempteur, mon père, mon protecteiar, mon bienfaiteur, vous seul méritez d'être souverainement aimé , parce que vous êtes le seul infiniment bon, le seul dont la bonté surpasse infiniment toute bonté qui n'est pas la vôtre.
Vous êtes le seul Très-Haut , le seul Toui- Puissant, le seul qui vous suffisiez à vous-même, le seul qui comblez vraiment de délices et de consolations, le seul dont la beauté et les amabilités n'ont poinf de bornes , le seul dont ia
noblesse et la gloire soient an-dessas de toot.
Yoas m'ordonnez de vous aimer et de tous
donner mon coeur, ô vous qui êtes mon repos et
mes délices; prenez- le, et quMI soit tout I
VOBS I
Car mon cœur ne peut trouver de véritable tranq)iilliié , ni jotiir d'une entière satisfaction , qo'il ne soit à vons et qu'il ne se repose totalement ^ans votre sein.
Qu'il vole donc vers vous , mon cœur, qu'il se fixe en vous , et qu'il goûte combien il est deux » Seigneur, de vous aimer et d'être aimé de vous. X.
O mon fib I le mouvement d'amour que vous éprouvez est un effet de ma grâce qui vons presse en ce moment ; mais ces sortes d'affections sensibles sont passagères.
Il n^est pas en votre pouvoir de vous les procàrer et d'y persévérer selon votre désir.
Les sentifâents que vous venez de m'cxprimer sont». il est vrai, une marque de votre amour; mais si vous voulez m'en donner des preuves iM« équivoques , il ne faut pas vous borner à des paroles y il faut me le témoigner par vos œuvres.
Aussi il est écrit : Ne vous contentez pu d'aimer en paroles , aimez en vérité , montrez par vos œuvres que vous aimez réellement.
Et il est encore écrit : SI vous m'aimez , ^ous