NE 8 | TABLE DES CHAPITRES
uniquement du mérite ou du démérite de l’homme. L’auteur interprète cette opinion dans ce sens que la Providence, qui émane de l'intelligence divine, ne s’étend que sur l'individu humain, qui participe de cette intelligence, tandis que les animaux et les plantes ne sont l’objet de la Providence que comme espèces et non comme InAUus Telus elles PET ON RE AUS M ATORLLE Caar. XVIII. L'espèce, comme tous les universaux, n’a pas d'existence réelle et objective en dehors de l’entendement humain. L'espèce humaine n’existe donc en réalité que par les individus qui la composent, et l'intelligence divine s’épanchant sur l'humanité est nécessairement en contact, plus ou moins, avec chaque individu. Par conséquent, la Providence, qui dépend de l'intelligence divine, s’étend également, plus ou moins, sur les individus humains. Le raisonnement est d’accord sur ce point avec les textes bibliques. Page 136 Car. XIX. De tout temps les hommes vulgaires, et même certains penseurs, ont élevé des doutes sur l’omniscience divine, parce qu’ils croyaient reconnaître dans les conditions des individus humains un manque de régularité, de bon ordre et de justice. Les écrivains sacrés déjà parlent contre ceux qui croyaient pouvoir conclure, du bonheur dont jouissent les méchants et des malheurs qui frappent l’homme vertueux, que Dieu ignore les choses humaines . . . Page 141 Cnar. XX. La science de Dieu est une, éternelle et invariable; elle embrasse le monde supérieur et le monde inférieur, les individus comme les espèces, sans que pourtant les choses qui sont seulement possibles perdent leur nature de possibilité. Si cette science divine offre à notre intelligence des problèmes qui nous paraissent insolubles, c’est parce que sa nature est incompréhensible pour nous comme l’essence divine elle-même, et parce que nous en jugeons par notre science à nous, avec laquelle elle n’a rien de commun que le nom seul . . . . 2e SLR RSR CN AM PARENT CHar. XXI. La science que Ann cle de l’ensemble de l’univers et de ses détails peut se comparer à celle que l’artiste possède de l’œuvre qu’il a exécutée : la science de l'artiste est la cause efliciente de l’œuvre dont il connaît d'avance tous les détails, tandis que tout autre homme ne peut acquérir de cette œuvre une connaissance parfaite que par l’observation, de sorte que, pour lui, l'œuvre est la cause efficiente de la science. De même, la science divine est une science a priori, cause efficiente de l’univers, tandis que notre science est une science a posteriori, qui a pour cause efficiente les choses en dehors de nous, et qui, par conséquent, est bornée . . Page 155 Care. XXII. Le livre de Job n’a d’autre but que d'expliquer l’existence