ADDITIONS ET RECTIFICATIONS
sion 33 nous fait croire que Maïmonide dit seulement ceci : D’une explication donnée dans le traité Yômä, il résulte qu’Abraham a consacré l’ouest. Une explication de cette nature se trouve effectivement dans la Guemara de Yômä.
« Nous avons déjà vu qu’Abraham a consacré au culte le mont Moriah. Tout se réduit à connaître la partie du Moriah qu’il a spécialement consacrée. C’est la partie, nous dit le Talmud (Pesachim, fol. 88 a), où Isaac et Jacob ont aussi adoré, c’est-à-dire l'endroit où Jacob posa une pierre qu’il érigea en monument (Synhédrin, 95 b, Chullin, 91 b). Dans les Aphorismes de R. Éliézer le Grand (chap. 35), on trouve les détails Suivants sur la pierre posée par Jacob : «Cette pierre s'appelle Schathiya « (fondamentale) ; elle est le point culminant et central de la terre, le « germe d’où toute la terre a pris son développement, et c’est là que se « trouve le temple du Seigneur, comme il est dit : ef cette pierre que j'ai « érigée en monument sera la maison de Dieu (Genèse, xxvirt, 22). » Or la Mischnâ de Yômé, chap. v, $ 2, donne l'indication précise de l’endroit où se trouva la pierre Schathiya; il y est dit : « Lorsque l’arche sainte fut enlevée, on voyait une pierre qui se trouvait déjà dans cet endroit du temps des premiers prophètes. » Cette Mischnà est reproduite dans la Mischné Torâ de Maïmonide (lois concernant le temple, Ch. 1v, $ 1), en ces termes : «Une pierre se trouva dans le saint des saints à l’ouest, sur laquelle était posée l’arche sainte. » Reste encore à savoir si cette pierre Schathiya, mentionnée dans la Mischnä, est identique avec la pierre Schathiya de Jacob; l'explication donnée par la Guemara ne laisse aucun doute à cet égard. Il est dit (fol. 54 b): « La pierre mentionnée dans la Mischnâ est appelée Schathiya, parce que toute la terre en a pris son développement.» C’est de cette explication donnée par la Guemara qu’il résulte clairement qu'Abraham a consacré l’ouest. Aussi Maïmonide dit-il : R191 N°23 5 2"? N1)%2 D.
«On pourrait encore dire que Maïmonide a eu en vue le passage talmudique de Yôm4 (28b), où ilest dit : “5h13 nw 99 DNI2NT mine, qu'il aurait traduit : «Abraham faisait sa prière du côté où les murailles projettent leur ombre.» Or, d’après le Talmud Berakhôth (fol. 26 b), Abraham a institué la prière du matin; 1l aurait donc consacré l’ouest.
«Il est vrai que le sens que Maïmonide donnerait alors à ce passage ne cadrerait pas bien avec ce qui suit dans le Talmud, mais il trouverait sa justification dans ce qui précède. Si, dans la discussion qui suit, il semble qu’on a entendu les mots 615 nt 5 du soir, ce qui précède et qui amène ce passage semble le faire entendre du matin; car il s’agit, dans ce qui précède, de l’aube du matin. Ce passage d’ailleurs comporte simultanément les deux sens, et Maïmonide ajoute * souvent encore ün autre sens à celui que le Talmud semble donner à
un passage, si les deux sens ne s’excluent pas. Voy., par exemple, Mischné Torû, sur les prescriptions concernant la manière de tuer selon le rit, chap. 1x, $ 27: DMN D09 DD 13 PIN ON N'2. »
P. 385, note 3. Il ne faut pas voir dans ce passage une contradiction avec ce que l’auteur a dit plus haut sur le culte de Moloch, qui, selon lui, n’était qu’une simple cérémonie de lustration. Voy. ci-dessus, p. 288, et ibid., note 2. Maïmonide ne disconvient pas que l’usage de brâler les enfants n’ait également existé chez les anciens païens; mais il distingue de cet usage barbare la cérémonie de lustration qui constituait le culte particulier de Moloch. Voy. M ischné Torä, liv.{, traité Aboda Zara, chap. v1, 28: Dn°22 p5sw 1779 900 sont min Nô jo move nm Ann 9202 9272 NON NAN 1"p 5 07N1)3)
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