CHAPITRE XIIL
^Amad ("lûy) est un homonyme qui a (crabord) le sens d'être debout, se tenir debout; p. ex. : Lorsqu'il se tint (nû^^) devant Pharaon (Genèse , XLI , 46) ; Quand Moïse et Samuel se tiendraient (nDy^) devant moi (Jérémie, XV, i) ; £^ il se tint (iQ^) auprès d'eux (Genèse, XVIII, 8) . Il a (ensuite) le sens de s'abstenir, s'arrêter (cesser) ; p. ex. : Car ils se sont abstenus (nD);) et nont plus répondu (Job, XXXII, 16) ; Et elle cessa (-rû3;ni) d'enfanter (Genèse, XXIX, 55). Il a aussi le sens à^être stable, durer {se conserver, subsister); p. ex. : Afi7i qu'ils se conservent (n^y^) long-temps (Jérémie , XXXII , 1 4) ; Tu pourras subsister (mûy) (Exode, XVIII, 23) ; Sa saveur est restée (lûy) en lui (Jérémie, XLVIII, 11), elle a continué à subsister et à se conserver ; Et sa justice subsiste (mûiy) toujours (Ps. CXI, 5) , elle est stable et permanente. Toutes les fois que le verbe nû); est appliqué à Dieu, c'est dans ce dernier sens; p. ex. : Et ses pieds se tiendront (ntû^i), en ce jour, sur la montagne des Oliviei's (Zacbarie, XIV, 4), ses causes, je veux dire les (événements) causés par lui subsisteront, se confirmeront. Ceci sera encore expliqué quand nous parlerons de rhomonymie du mot ^^^i (pied) (*). C'est dans ce sens aussi qu'il faut prendre les paroles de Dieu adressées à Moïse (2) : Et toi, tiens-toi (nû^) ici, auprès de moi (Deutér.,V, 28), et (ces paroles de Moïse) : Je me tenais (-îdj; ""Di^) entre l'Éternel et vous (Ibid.yY. o) (^).
(1) Voy. ci-après» chap. XXVIII.
Q>) Les mots >h^];n nb H^ip sont pour niTÛ^ '•^fc^^^n H^ip.
(3; L'auteur n^explique pas clairement sa pensée; selon les commen tateurs, Maïmonide veut dire que le verbe ID^, clans les deux derniers passages, s'applique à la partie stable et permanente de Moïse, c'esl-a-dire h son âme intellectuelle, et à l'union de celle-ci avec l'intellect actif et avec Dieu.