CHAPITRE XVI
Cour (niii) est un homonyme qui signifie d'abord rocher (^) ; p. ex. : Tu frapperas le rocher (iiîi) (Exode, XVII, 6) , ensuite (en général) pierre dure, comme le caillou; p. ex. : Des couteaux de pierre (omi:) (Josué, V, 2) ; enfin c'est le nom de la mine dans
(1) Voy. ci-dessus, ch. X.
(2) L'auteur voit dans ce passage une allusion a la perpétuelle contemplation de Dieu par Moïse. Voy. le ch. suiv. sur le mot ii])l.
(3) C'est-a-dire que les deux verbes s'emploient au figuré lorsqu'il s'agit de quelque chose de stable et d'impérissable.
(A) Par ce dernier exemple, l'auteur veut montrer que le verbe 'amadf mis en rapport avec le substantif llî^ , rocher y forme une allégorie représentant la permanence de l'action de Dieu dans l'univers et de son inspiration se communiquant à Moïse; il infère de la que, dans le verset cité précédemment, le mot naçab ^ mis en rapport avec le même substantif, doit former une allégorie analogue. Ici c'est l'esprit de Dieu qui pénètre Moïse, la c'est l'intelligence de Moïse s'unissant avec Dieu par la contemplation.
(5) Littéralement: montagne. Par montagne l'auteur semble désigner ici un rocher élevé, une montagne formée par un rocher ; s'il ne le dit pas explicitement, c'est qu'il croit suffisamment se faire comprendre par l'exemple qu'il cite.
laquelle on taille le minerai ; p. ex. : Regarder vers le roc (ou la mine, yç£) d'où vous ave% été taillés (Isaïe, LI, 1). Dans le dernier sens ce nom a été employé au figuré pour (désigner) la souche et le principe de toute chose ; c'est pourquoi (le prophète), après avoir dit : Regardez vers le roc d'où vous avez été taillés , ajoute : Regardez vers Abraham, votre père, etc. (Ibid., v. 2) , comme s'il s'expliquait en disant : « Le roc d'où vous avez été taillés est Abraham , votre père ; vous devez donc marcher sur ses traces , embrasser sa religion et adopter ses mœurs ; car il faut que la nature de la mine se retrouve dans ce qui en a été extrait. »
C'est par rapport à ce dernier sens que Dieu a été appelé ^'))l (roc) ; car il est le principe et la cause efficiente de tout ce qui est hors de lui. 11 a été dit, p. ex. : Le roc! ("iiî^n) son œuvre est parfaite (Deutér., XXXII, 4) ; Tu oublies le roc qui fa enfanté (Ibid., V. 18) ; Leur roc (dh!^) les a vendus (Ibid.^y. 50); Et il ny a pas de roc comme notre Dieu (I Sam. , II, 2) ; Le rocher éternel (Isaïe , XXVI, 4). (De même les mots) : Et tu te tiendras debout sur le rocher (Exode, XXXIII, 21) (signifient): «Appuie-toi et insiste sur cette considération , que Dieu est le principe (de toute chose) , car c'est là l'entrée par laquelle tu arriveras jusqu'à lui», comme nous l'avons expliqué au sujet des mots (^) : Voici un endroit auprès de moi {Ibid.).